L'Ordre

 

 

 

Tout d’abord, les changements que nous proposons ne seront pas effectifs à court terme, puisqu’il s’agit d’un chantier de grande envergure qui s’échelonnera sur quelques années.

Quant aux enjeux de pénurie de main-d’œuvre, l’expérience d’autres provinces canadiennes et pays a démontré que l’effectif poursuit sa croissance après l’adoption d’une norme d’entrée universitaire à la profession. Cela dit, nous ne croyons pas que la véritable solution à la pénurie de main-d’œuvre se limite à l’augmentation des effectifs. À preuve, nous n’en avons jamais autant formé!

Pour contrer la pénurie, les infirmières et infirmiers doivent d’abord et avant tout être en mesure de réaliser l’ensemble des activités qui relèvent de leur expertise. Cela suppose qu’ils puissent compter sur les connaissances nécessaires pour exercer pleinement leur rôle dès leur entrée dans la profession, sur des conditions de travail optimales, sur la présence d’intervenants en nombre suffisant et sur un soutien clinique adéquat.

De par sa mission, l’OIIQ doit s’assurer que les infirmières et infirmiers disposent de toutes les connaissances et compétences nécessaires, d’où sa proposition d’imposer la formation universitaire comme exigence minimale en vue d’exercer la profession. Il n’est cependant pas le seul à soutenir cette idée. Un bon nombre de groupes, d’associations d’infirmières et de directions de soins infirmiers partagent aussi ce point de vue. La formation universitaire pour les infirmières et infirmiers aussi fait l’objet d’une recommandation de la part des commissaires dans le cadre des États généraux de la profession.