L'Ordre

Prix Florence - Tous les récipiendaires

Depuis 2003, l'OIIQ rend hommage à des infirmières et des infirmiers ayant marqué la profession par leurs réalisations, en décernant annuellement huit prix Florence. Voici la liste de tous les lauréats ayant reçu cette distinction à ce jour.

Récipiendaires 2022 

 

Engagement professionnel

Solange Boucher, inf., B. Sc., M. Sc. inf.
Conseillère clinique à la Direction des soins infirmiers en soutien à la vaccination massive
CISSS de Laval
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Solange Boucher a toujours souhaité devenir infirmière. Depuis plus de 30 ans, elle met son expertise au service de l’amélioration constante des soins aux patients.

Dès le début de sa carrière, en 1988, elle travaille dans les soins ultraspécialisés (grands brulés, soins intensifs et coronariens) à l’Hôtel-Dieu de Montréal, puis devient conseillère clinique au CISSS de Laval après sa maîtrise, en 1991. Convaincue de l’importance de la pratique interdisciplinaire pour mieux répondre aux besoins des patients à défis multiples et de leurs proches, elle contribue par la suite à l’enseignement de la collaboration interdisciplinaire au Département de médecine familiale de l’Université de Montréal.

Animée par un fort esprit d’innovation, Solange Boucher s’est portée volontaire pour plusieurs projets cliniques, organisationnels, d’agrément et de recherche : implantation des premiers GMF à Laval, développement de nouveaux rôles pour les infirmières et les infirmiers cliniciens en première ligne, création d’une première communauté virtuelle et développement et utilisation d’ordonnances collectives, entre autres.

Passionnée par les soins cliniques, les soins de plaies, l’utilisation des données probantes, l’amélioration continue et la sécurité, elle a exercé son leadership comme conseillère clinique en soin de proximité dans plusieurs milieux. Elle pensait consacrer sa retraite, annoncée pour juin 2020, à l’aide humanitaire, mais elle a plutôt choisi de venir en renfort durant la pandémie, en instaurant, entre autres, des mesures en prévention et contrôle des infections en CHSLD, ou encore en participant à la campagne de vaccination.
Cette femme de tête et de cœur conserve intacts son engagement et son enthousiasme pour sa profession, pour le plus grand bénéfice de la population québécoise et de ses collaboratrices et collaborateurs.
 

 

Enseignement et recherche en sciences infirmières

Pierre Pariseau-Legault, inf., Ph. D., LL. M.
Professeur agrégé et coresponsable des programmes de cycles supérieurs
Université du Québec en Outaouais – Département des Sciences infirmières
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Infirmier clinicien et professeur à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Pierre Pariseau-Legault était encore adolescent lorsqu’il a dû faire face aux problèmes de santé mentale de certains de ses proches, une expérience déterminante pour lui.

Depuis près de 15 ans, il consacre sa pratique à la lutte contre l’exclusion et les injustices sociales. D’abord infirmier de liaison en urgence psychiatrique, il choisit ensuite la voie de la recherche et de l’enseignement pour contribuer à un plus grand respect des droits de la personne en santé mentale.

Cumulant plusieurs distinctions et prix honorifiques, une trentaine d’articles scientifiques et pas moins d’une vingtaine de conférences et projets de recherche, Pierre Pariseau-Legault a développé une expertise unique qu’il n’hésite pas à partager afin de contribuer à la pleine occupation du champ d’exercice infirmier en santé mentale. Il éprouve une grande fierté à faire découvrir aux étudiantes et étudiants qu’une approche psychosociale de l’intervention peut diminuer les hospitalisations et les rechutes. Il encourage d’ailleurs la relève infirmière à croire en son potentiel et en sa capacité d’innover.

De nombreux regroupements de recherche et organismes bénéficient de son implication active comme chercheur et enseignant. Ayant récemment contribué à la création de la clinique interdisciplinaire en droit social de l’Outaouais, il poursuit ses recherches, entre autres, sur le développement des compétences éthiques et médicolégales des infirmières intervenant auprès des personnes marginalisées. Il agit également à titre de directeur de l’unité d’enseignement et de recherche en éthique clinique de l’UQO.

Contribuer au développement des savoirs et de la pratique infirmière en santé mentale : voilà ce qui définit le parcours professionnel de Pierre Pariseau-Legault.
 

 

Excellence des soins

Nancy Cyr, inf., M. Sc. inf., M. Gestion et développement des organisations
Conseillère-cadre en soins infirmiers – Volet affaires professionnelles
Direction des soins infirmiers et de la santé physique
CIUSSS de la Capitale-Nationale
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Depuis toujours, Nancy Cyr est animée par l’importance de croire en ses capacités pour réussir à livrer ce que les gens ont de meilleur. Cette femme à l’esprit vif cumule 22 années d’expérience à titre de conseillère-cadre en soins infirmiers. Elle a aussi été professeure de clinique pendant plusieurs années à la Faculté des sciences infirmières de l’Université Laval.

C’est en gardant l’usager et sa famille au cœur de ses interventions qu’elle arrive, de manière créative, à mettre en place de nouvelles pratiques et à influencer toute la communauté infirmière. Orientée vers la recherche de solutions, elle valorise avec détermination le travail en collaboration interprofessionnelle.

Ses réalisations, nombreuses et variées, ont eu des retombées importantes sur la qualité des soins infirmiers et le développement des compétences des infirmières et des infirmiers. Elle a notamment élaboré et diffusé un cadre de référence portant sur le partage des rôles et des responsabilités des membres de l’équipe de soins en centre d’hébergement. Ce cadre de référence, hautement transmis dans les établissements de la province, illustre simplement le rôle des membres de l’équipe de soins, afin d’utiliser pleinement leur champ d’exercice et leur expertise.

Dans ses fonctions actuelles, Nancy Cyr est reconnue pour sa capacité à conceptualiser des modèles novateurs et simples qui prennent en compte les préoccupations de l’ensemble des membres des équipes soignantes. Ses collègues sont unanimes quant à son expertise dans le domaine de l’intégration et de la formation. Elle travaille d’ailleurs au déploiement d’une pratique de pointe visant une intégration progressive et adaptée des infirmières et infirmiers nouvellement diplômés.

Que ce soit dans sa vie personnelle ou professionnelle, Nancy Cyr s’attache à valoriser et à soutenir sans relâche le développement du potentiel humain.
 

 

Leadership

Martine Folco, inf., B. Sc. inf., M. Sc.
Directrice adjointe programme soins critiques et gestion des séjours
CISSS des Laurentides
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Martine Folco a depuis toujours la fibre artistique. C’est peut-être sa personnalité hautement créative, d’ailleurs, qui a amené cette infirmière clinicienne à devenir une leader reconnue et respectée au sein de sa profession.

Pendant plus de 30 ans, grâce à son dynamisme, son engagement et sa faculté de mobiliser les équipes, Martine Folco a occupé de nombreux postes de gestionnaire et de chargée de projet, soulignés par plusieurs prix et distinctions.

Durant les 15 dernières années, Martine Folco a notamment coordonné le projet de transformation des services de santé mentale à l’hôpital de Saint-Jérôme, joué le rôle d’experte clinique dans l’élaboration d’un guide de planification immobilière au MSSS et occupé le poste de directrice de la santé physique et services hospitaliers au CSSS des Sommets, à Sainte-Agathe-des-Monts.

Plus récemment, en tant que directrice adjointe au CISSS des Laurentides, cette infirmière d’exception a coordonné un projet d’envergure axé sur « l’expérience patient », soit l’ouverture du centre de cancérologie de Saint-Eustache. Ce développement permet aujourd’hui à de nombreux usagers de bénéficier de soins de proximité. Elle a aussi participé en tant que coordonnatrice à des travaux en cancérologie au MSSS afin de dégager les balises de l’organisation de services de cancérologie dans les régions ayant un grand territoire.

Faire une différence auprès des personnes soignées et leurs proches, s’investir à améliorer les soins, être stimulée par les nouveaux développements et défis, transmettre ses expériences et connaissances : voilà les passions qui motivent Martine Folco et qu’elle aime transmettre sans réserve aux infirmières et infirmiers, afin de les inspirer à se surpasser à leur tour.
 

 

Pratique collaborative

Audrey Chouinard, inf., M. Sc. inf.
Conseillère en soins spécialisés en oncologie
Centre hospitalier de l’Université de Montréal
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Dans sa jeunesse, Audrey Chouinard a vu l’un de ses proches touché par le cancer. Ces moments difficiles lui ont tôt fait réaliser que cette maladie ne frappe pas seulement la personne concernée : elle affecte toute sa famille ainsi que sa communauté. Cette prise de conscience a largement influencé son choix de carrière et sa façon d’incarner sa pratique des sciences infirmières en soins oncologiques.

Dès son entrée à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, en 2005, Audrey Chouinard fait sa marque comme infirmière clinicienne en oncologie. Rassembleuse, avant-gardiste et novatrice, elle devient rapidement une disciple de la pratique collaborative. Quels que soient ses projets, ses révisions de documents ou ses prises de décision, les membres de l’équipe interdisciplinaire, le patient et ses proches font systématiquement partie de l’équation.

L’une des grandes solutions qu’elle a développées avec des patients-partenaires, la chimiothérapie orale à domicile, a justement remporté le prix du Programme québécois en cancérologie-évolution de la pratique en 2019. En plus d’établir une standardisation dans la pratique, ce projet interprofessionnel a permis une administration et une autogestion des symptômes sécuritaires à domicile pour les patients et leurs proches.

Récemment, Audrey Chouinard s’est une fois de plus illustrée en améliorant la prise en charge de la clientèle avec suspicion de neutropénie fébrile au sein du Centre hospitalier de l’Université de Montréal. Ce projet s’est traduit par la mobilisation d’au moins deux patients et de 24 professionnels provenant d’une douzaine de services différents.

D’autres cheminements collaboratifs figurent déjà sur sa planche à dessin. Audrey Chouinard rêve maintenant d’optimiser la qualité et la sécurité des soins de la clientèle oncologique, afin de diminuer le recours aux urgences.
 

 

Promotion de la santé

Françoise Filion, inf., M. Sc. inf.
Responsable de la supervision, de l’évaluation et de la recherche
Réseau de cliniques infirmières communautaires (RCIC)
Enseignante
Université McGill – École des sciences infirmières Ingram
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Françoise Filion a toujours voulu changer le monde, et la profession infirmière constituait le parcours idéal pour y arriver. Devenue infirmière clinicienne, puis chercheuse et enseignante à l’École des sciences infirmières Ingram de l’Université McGill, elle met aujourd’hui à profit tout le savoir-faire et l’autonomie de l’infirmière ou de l’infirmier afin de soutenir les communautés.

Pour Françoise Filion, les infirmières et infirmiers jouent un rôle essentiel pour améliorer la santé des populations. Elle outille d’ailleurs en ce sens ses étudiantes et étudiants en santé communautaire, en leur permettant de développer une expertise infirmière engagée et collaborative avec les milieux communautaires grâce à des projets pérennes répondant aux besoins des collectivités. À ce jour, sous sa gouverne, plus de 400 projets étudiants visant les individus en situation de vulnérabilité ont vu le jour.

Motivée par le succès des projets de ses étudiantes et étudiants, Françoise Filion a décidé d’aller encore plus loin et de mettre sur pied, en 2017, une première clinique infirmière à l’Accueil Bonneau. Tout comme l’espérait l’infirmière, la clinique atteint aujourd’hui sans jugement ni discrimination les communautés marginalisées dans leur milieu, afin de les raccrocher au système de santé. Ce projet lui a d’ailleurs valu le Grand prix Innovation infirmière Banque Nationale de l’Ordre. Récemment, cinq nouvelles cliniques infirmières basées sur le modèle de la clinique de l’Accueil Bonneau ont ouvert leurs portes dans différents organismes communautaires, dont deux ciblant les communautés autochtones.

Passionnée par la santé communautaire et déterminée à améliorer la santé des populations, Françoise Filion change le monde, une étudiante ou un étudiant et une communauté à la fois.
 

 

Relève

Marie-Ève Caron, inf., B. Sc. inf., M. Sc. inf. (c.)
Directrice générale fondatrice
SantéFamille
Chargée de cours
Université du Québec à Rimouski
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Pendant ses études, Marie-Ève Caron saisit très vite, grâce à une première expérience de travail en unité de psychiatrie, ce qui la captive dans sa profession. À la même période, l’un de ses proches fait face à un diagnostic de santé mentale. Sa mission se clarifie : démystifier les problèmes de santé mentale afin d’outiller les patients et leurs proches, dans un contexte de besoins grandissants et de pénurie de personnel.

Sa découverte de l’approche du partenariat patient est déterminante. Conquise par l’idée que les patients peuvent faire partie, à titre d’intervenants, de l’équipe soignante d’un autre patient, elle entame à la maîtrise un travail de recherche sur ce sujet, avec l’ambition de poursuivre jusqu’au doctorat.

En 2020, elle devient chargée de cours afin de communiquer sa passion aux étudiantes au baccalauréat en sciences infirmières. Sa détermination l’amène à étendre davantage sa pratique en fondant l’organisme à but non lucratif SantéFamille, une ressource en ligne à portée éducative entièrement gratuite, destinée aux familles d’une personne vivant avec un problème de santé mentale, qui mise sur l’échange d’expériences et l’apprentissage.

Bien qu’elle se consacre actuellement à ce projet, à la recherche et à l’enseignement, elle profite des étés pour retourner en milieu clinique, où elle développe des pratiques innovantes. Elle a su, par exemple, implanter la télépsychiatrie au CISSS des Îles, aux Îles-de-la-Madeleine, à l’été 2021.

Que ce soit par son engagement politique sur les réseaux sociaux ou par ses diverses implications, Marie-Ève Caron a à cœur de faire briller l’expertise infirmière.
 

 

 

Récipiendaires 2021

 

Engagement professionnel

Lauréate
Sonia Heppell, inf., M. Sc. inf., IPSSA
Infirmière praticienne spécialisée en soins aux adultes
Institut de cardiologie de Montréal (ICM)
Adjointe à la directrice des soins infirmiers (DSI) – Volet pratiques professionnelles
Institut de cardiologie de Montréal (ICM)
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Tout juste diplômée du Cégep, Sonia Heppell est embauchée aux soins intensifs de l’hôpital de Baie-Comeau. Au début des années 2000, elle contribue à l’ouverture de la clinique d’insuffisance cardiaque à l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM) et en est responsable durant plus de cinq ans. Séduite par la cardiologie, elle poursuit sa formation en pratique avancée à Montréal. Après avoir enseigné au personnel infirmier auxiliaire et donné des cours au 1er cycle universitaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières, elle s’inscrit dans la première cohorte d’IPS. Cette formation avancée lui apparaissait comme un outil incontournable pour lui permettre de contribuer à l’amélioration des soins infirmiers et à l’avancement de la pratique infirmière.

Après avoir été responsable de la formation professionnelle du programme IPS, Sonia Heppell devient, en 2016, coordonnatrice de stages pour les IPS à l’Université de Montréal. « Je connais très bien les milieux propices à l’apprentissage et je collabore à favoriser l’arrimage entre les besoins de formation et de développement des futures IPS et ceux des établissements de santé », souligne-t-elle, spécifiant que sa pratique clinique a contribué à sa pertinence dans son rôle universitaire. 

Depuis janvier 2020, Sonia Heppell poursuit sa pratique au sein de l’équipe de l’ICM en tant que directrice adjointe – volet pratiques professionnelles. Pour elle, son nouveau rôle à l’ICM n’est, en fait, que la suite de son investissement à favoriser la formation et le développement d’une pratique infirmière avancée, et ce, dans un esprit collaboratif essentiel à la qualité des soins et des services.
 

 

Enseignement et recherche en sciences infirmières

Lauréate
Céline Gélinas, inf., Ph. D.
Professeure agrégée
Université McGill – École des sciences infirmières Ingram
Chercheuse
Centre de recherche en sciences infirmières – CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal – Hôpital général juif
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Après avoir terminé son baccalauréat en sciences infirmières, Céline Gélinas travaille comme infirmière, principalement aux soins intensifs. Cette pratique l’inspire pour la poursuite de ses études au doctorat et postdoctorat et de sa carrière en enseignement et en recherche. 

« Les situations complexes de gestion de la douleur et l’absence d’outil pour l’évaluer chez les personnes incapables de communiquer ont été ma motivation à l’avancement des connaissances dans ce domaine », explique-t-elle.

Dans le cadre de ses études, elle a créé une Échelle d’évaluation comportementale de la douleur (sigle en anglais : CPOT), désormais implantée dans des unités de soins intensifs en Amérique, en Europe et en Asie, et disponible en 20 langues. Plus récemment, elle et son équipe ont implanté un projet de transfert des connaissances visant à améliorer la gestion de la douleur en soins intensifs selon une approche de collaboration interprofessionnelle (sigle en anglais MPIC-ICU). 

Céline Gélinas a un très grand souci de faire avancer la profession infirmière dans ses projets de recherche et son enseignement. En ce sens, elle amène ses étudiantes et étudiants à réfléchir sur les effets des connaissances acquises et de leurs travaux de recherche sur la pratique clinique. 

Céline Gélinas est aussi impliquée dans le Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec (RRISIQ). Elle a été coresponsable de l’axe de recherche sur les soins personnalisés et la gestion de symptômes. Plus récemment, elle a été nommée codirectrice du RRISIQ. 
 

 

Excellence des soins

Lauréate
Liette Desjardins, inf., B. Sc.
Infirmière à la retraite
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Liette Desjardins a marqué la profession par son engagement et son implication auprès des personnes atteintes de troubles de santé mentale. Encore aujourd’hui, elle reste présente pour cette communauté du Sud-Ouest de Montréal.

Elle était encore étudiante en soins infirmiers au Cégep de Sept-Îles lorsqu’elle a su que la santé mentale deviendrait son domaine d’exercice. 

Pendant 40 ans, elle a défendu le point de vue du rétablissement en cultivant l’espoir chez la personne et son entourage. Elle prône des approches d’empowerment comme la gestion autonome des soins et des symptômes, l’inclusion des proches et des ressources communautaires dans une proximité de soins.

Liette Desjardins a participé à divers projets de recherche notamment en urgence psychiatrique, avec la validation du volet santé mentale de l’Échelle de triage et de gravité (ETG). Elle a aussi contribué à former ses collègues. « Devant des cas de santé mentale, plusieurs infirmières et infirmiers aux urgences et ailleurs croient ne pas avoir les compétences pour intervenir, mais c’est faux. Des outils existent pour pouvoir dire : "Je peux faire quelque chose.". Pour moi, c’est une grande réussite que de redonner du pouvoir aux individus. » 

Elle s’intéresse aussi à la structure organisationnelle de la profession. Elle croit sincèrement au pouvoir, trop souvent sous-utilisé, de la communauté infirmière. Elle-même n’hésite pas à intervenir comme lorsqu’elle était blogueuse. À titre de membre d’une table des partenaires en santé mentale, Liette Desjardins a favorisé des approches collaboratives en aidant à briser les enjeux de chasse gardée émanant du milieu hospitalier. 
 

 

Leadership

Lauréate
Renée Descôteaux, inf., M. Sc. inf.
Directrice des soins infirmiers
Centre hospitalier universitaire de Montréal
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Tout en assumant ses mandats de directrice de soins infirmiers (DSI), cette gestionnaire inspirante aux pratiques novatrices a su faire autrement pour redéfinir la profession infirmière. « Les infirmières et infirmiers déploient 50 % de l’étendue de leur pratique, selon la recherche. La population est donc privée de soins infirmiers. Ma motivation consiste à tout faire pour combler cet écart. »

Infirmière soignante, conseillère clinique, gestionnaire, cadre supérieure, enseignante et chercheuse : au cours de ses 35 années de carrière, les actions de Renée Descôteaux témoignent de son engagement. 

Véritable leader, elle ne fait jamais cavalier seul et sait habilement créer une synergie avec les gens. Rigoureuse, elle est dotée d’une grande assurance. Elle a le courage d’exprimer sa vision et de donner une impulsion de vitalité à l’ensemble de l’organisation. 

Renée Descôteaux s’est grandement impliquée dans la recherche, obtenant, en 2019, le statut de chercheuse professionnelle de la santé. Collaborant à plusieurs groupes de recherche, elle est particulièrement fière du Référentiel de compétences infirmières (RéCI) dans lequel elle s’est impliquée dès le début. « Ce projet qui favorise l’autoévaluation et l’engagement du personnel infirmier à parfaire ses compétences est devenu un beau collectif d’établissements, d’universités et du ministère. »

Elle mise ainsi sur le potentiel des infirmières et infirmiers et les amène à se dépasser. Elle les incite à développer leur expertise et à prendre leur place dans les équipes interdisciplinaires. Elle est un mentor et un exemple. 
 

 

Pratique collaborative

Lauréat
David Gourde, inf., B. Sc.
Infirmier clinicien – Intervenant pivot en maladie pulmonaire chronique
CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal
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Expert clinique en maladie pulmonaire chronique, David Gourde est d’une rigueur scientifique exemplaire, ce qui lui a permis d’acquérir une grande crédibilité auprès de ses collègues et des autres professionnels. Affilié à de nombreuses associations d’experts en santé pulmonaire, il est au fait des dernières lignes directrices et des meilleures pratiques. 

Infirmier clinicien, David Gourde a terminé un baccalauréat en sciences et un diplôme d’études collégiales en inhalothérapie, une expérience qui l’a sensibilisé à l’interprofessionnalisme. Rassembleur, il crée des ponts entre les professions. Il est aussi formateur et a notamment conçu des outils cliniques et des formations, comme celle sur la dyspnée chronique. 

Ses conférences sur la gestion des crises pulmonaires aiguës et sur les moyens de les prévenir sont appréciées des patients qu’il incite à agir en suscitant chez ces personnes de la confiance en leur capacité et de la motivation. 

David Gourde souhaite que les infirmières et infirmiers rayonnent dans l’organisation et dans le réseau. Lui-même ambassadeur de la profession, il estime que le personnel infirmier est essentiel à la création d’un meilleur avenir pour les personnes atteintes de maladies respiratoires.

Outre son travail, David Gourde siège au Conseil d’administration de l’Association pulmonaire du Québec et au Conseil de leadership de l’assemblée des Professionnels canadiens en santé respiratoire (PCSR) de la Société canadienne de thoracologie. Grâce à ses compétences et à son réseau étendu d’experts et de chercheurs, son influence s’étend à tout le Québec.
 

 

Promotion de la santé

Lauréate
Aïssatou Sidibé, inf., B. Sc. inf.
Présidente-fondatrice de l’organisme « Vivre 100 Fibromes »
Infirmière clinicienne
Institut de cardiologie de Montréal
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Infirmière clinicienne, Aïssatou Sidibé exerce dans différents secteurs de la santé depuis plus de 10 ans. D’abord en France, dans un service de soins intensifs en hématologie, puis, depuis 2011, en cardiologie à l’Institut de cardiologie de Montréal. En parallèle, elle préside bénévolement l’organisme « Vivre 100 Fibromes » qu’elle a fondé en 2016.

L’implication d’Aïssatou Sidibé dans la cause du fibrome utérin est née de deux hospitalisations difficiles dues à la découverte de la maladie, en 2013. Infirmière devenue patiente, elle constate une méconnaissance de la maladie et un manque d’information pour les femmes affectées. Cela l’incite à créer le blog « Fibromelles » et l’organisme « Vivre 100 Fibromes » pour fournir de l’information et aider les femmes souffrant d’un fibrome utérin.

Présider l’organisme a permis à Aïssatou Sidibé de développer son leadership aux côtés d’une équipe de bénévoles et de travailler étroitement avec différentes instances publiques et privées. 

Par ses actions pour accomplir la mission de l’organisme, elle contribue au développement d’une communauté de personnes et de professionnels de la santé qui désirent faire part de leurs histoires et investir leurs connaissances dans cette cause.  

Inspirer d’autres femmes autour d’elle à s’engager et à faire des changements dans leur santé est, pour Aïssatou, la plus belle des réalisations. Inspirer également d’autres professionnelles et professionnels à s’intéresser à cette maladie trop souvent banalisée en créant du contenu sur le fibrome pousse Aïssatou à croire que tout est possible lorsque l’on décide de changer les choses pour son bien-être et celui des femmes. 
 

 

Relève

Lauréate
Sara Alami Hassani, inf., M. Sc. inf.
Chargée de cours
Université de Montréal
Conseillère-cadre en soins spécialisés
CISSS de la Montérégie-Est
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Tout juste diplômée en décembre 2016, Sara Alami Hassani consacre toutes ses énergies à ouvrir les portes à ses jeunes collègues. Pour elle, être infirmière constitue un privilège et une occasion de faire briller son expertise, peu importe son expérience. 

La jeune conseillère-cadre décide de prendre les rênes de son destin et d’explorer tous les moyens d’exercer son leadership : « Je veux donner à la relève un pouvoir d’influence pour qu’elle puisse assurer l’innovation dans notre système de santé québécois. Il est grand temps de reconnaître le personnel infirmier comme un professionnel de la santé, ayant toute l’expertise, les habiletés et les compétences nécessaires pour assurer une prestation efficace des soins. La relève d’aujourd’hui est l’avenir de demain! Mieux elle sera préparée et plus elle contribuera », explique-t-elle.

Comme enseignante au cégep, auxiliaire d’enseignement, puis chargée de cours à l’Université de Montréal, Sara Alami Hassani a voulu démontrer les possibilités et les leviers dont pouvaient bénéficier les étudiantes et étudiants. « Je souhaite leur transmettre un élan, leur faire comprendre qu’elles et ils sont les acteurs noyaux du changement dans les organisations de santé et les encourager à s’exprimer même en début de carrière. » 

Quand on la questionne sur son avenir en tant qu’infirmière, la réponse est évidente. « Je sais que je vais rester partie prenante auprès de la relève de toutes les façons », conclut-elle, convaincue que sa détermination et sa passion sauront donner ce souffle essentiel à celles et ceux qui définiront la profession de demain! 
 

 

Récipiendaires 2020

En raison de la pandémie de COVID-19, aucun prix Florence n’a été remis en 2020.  

 

Récipiendaires 2019

 

Récipiendaires 2018

 

Récipiendaires 2017

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