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La vaccination : un service offert à tous

22 mai 2019
La vaccination : un service offert à tous

L’Observatoire des tout-petits s’est penché sur l’accès aux soins de santé des femmes enceintes issues de l’immigration et des tout-petits migrants. Le rapport présente un portrait préoccupant de la situation, pour laquelle les infirmières pourraient avoir une influence positive, notamment en connaissant mieux la réalité de cette clientèle.

 

 

Dans les dernières années, les vagues migratoires ont permis à de nombreuses personnes de venir vivre au Québec. Selon une croyance populaire, tous les citoyens québécois peuvent recevoir des soins de santé couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec. Toutefois, malgré l’existence d’un système public universel de soins de santé, des enfants habitant au Québec, dont plusieurs sont nés ici, n’ont pas accès à des soins couverts par l’assurance maladie en raison de leur statut d’immigration ou de celui de leurs parents. Il en est de même pour certaines femmes enceintes issues de l’immigration.

 

C’est le constat que dresse le dossier publié récemment par l’Observatoire des tout-petits, qui met l’accent sur les risques auxquels sont exposés les petits migrants et les femmes enceintes à statut précaire, lorsqu’ils ne bénéficient pas de soins de santé de qualité.

 

Bien que les personnes non couvertes par l’assurance maladie doivent payer pour recevoir la majorité des soins de santé, certains services leur sont proposés gratuitement, comme la vaccination.

 

En effet, les vaccins faisant partie du Programme québécois d’immunisation sont accessibles à toute personne vivant au Québec, sans égard à son statut ou à sa couverture d’assurance, y compris les personnes en attente d’un statut légal.

 

Rôle de l’infirmière

Selon une enquête réalisée en 2016 par Médecins du Monde auprès de 94 centres de santé (cliniques sans rendez-vous, CISSS ou CIUSSS, GMF), seulement 43 % de ces milieux acceptaient de vacciner des enfants sans assurance médicale et 38 % d’entre eux exigeaient des frais allant de 10 $ à 205 $.

 

En raison de leur proximité et de leur accessibilité, les infirmières ont un rôle de premier plan à jouer quant à l’accessibilité aux soins pour les tout-petits migrants et les femmes enceintes issues de l’immigration. Que ce soit par l’éducation ou l’accompagnement, l’infirmière doit guider ces familles en leur transmettant l’information la plus à jour afin que celles-ci puissent bénéficier des meilleurs soins pour le futur de leur enfant. Cet accompagnement est d’autant plus important, compte tenu du fait qu’avec les changements récemment apportés au calendrier vaccinal pour les enfants en bas âge, les occasions de rencontrer une infirmière en vue de la vaccination sont moins fréquentes. Il va sans dire que ces courts contacts entre l’enfant, ses parents et l’infirmière sont d’une grande importance et permettent qu’une évaluation minimale de l’enfant soit faite et qu’une référence à d’autres ressources soit proposée, selon les besoins de la famille.

 

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