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États généraux de la profession infirmière

Le recours aux compétences infirmières dans l’offre de soins de santé, vu par le jury citoyen

28 mai 2021
Le recours aux compétences infirmières dans l’offre de soins de santé, vu par le jury citoyen

Dans le cadre des États généraux de la profession infirmière, l’Institut du Nouveau Monde (INM) a sollicité 19 citoyennes et citoyens afin d’inclure la perspective du grand public dans cette démarche réflexive.

Le mandat de ce jury citoyen était de formuler un avis sur la question suivante :

 

« Croyez-vous que l’on peut mieux recourir aux compétences infirmières pour mieux soigner? Si oui, à quelles conditions? Si non, pourquoi? »

 

Représenté lors des États généraux par Mme Julie Bouchard de Natashquan et M. Jean-François Raymond de Québec, ce jury, dont les membres avaient été sélectionnés aléatoirement parmi 247 candidatures reçues et provenant d’une diversité d’horizons socio-démo-géographiques, a livré les conclusions de son travail en ouverture de l’événement.

Les membres du panel en sont rapidement arrivés à un avis unanime quant à la possibilité de mieux recourir à l’expertise infirmière pour améliorer la qualité des soins de santé offerts dans la province. Toutefois, deux obstacles majeurs s’opposent à cet objectif selon eux :

  • un problème de gestion et d’administration du réseau de la santé, notamment concernant les horaires, la longueur des journées de travail et le recours excessif au temps supplémentaire obligatoire (TSO);
  • un problème d’organisation des équipes de soins et un manque d’autonomie des infirmières et infirmiers, qui se traduisent notamment par un accès déficient aux soins de première ligne.

À la lumière de ces constats, le jury citoyen a proposé plusieurs pistes de solutions afin de surmonter ces obstacles. Nous vous offrons un aperçu ci-dessous.

Le premier axe proposé consiste en une révision du système de gestion et d’administration du réseau afin de rendre la profession plus attractive et d’atténuer les effets de la pénurie de personnel.  Celle-ci impliquerait notamment de :

  • Mieux planifier les horaires des infirmières et infirmiers afin que le TSO redevienne une mesure d’exception et que la charge de travail hebdomadaire soit viable et saine;
  • Prioriser, lors de l’allocation des budgets, le recrutement de personnel permanent et à temps complet et réduire le recours aux agences de placement;
  • Assurer une présence infirmière dans les comités de gestion afin de relayer les besoins du terrain aux gestionnaires.

Le second axe consiste en une maximisation du rôle des infirmières et infirmiers afin d’améliorer la qualité et l’accès aux soins pour mieux répondre aux besoins de santé de la population. Elle s’articulerait autour de plusieurs leviers, dont : 

  • Une autonomie accrue des infirmières et infirmiers, que ce soit en faisant la promotion des spécialisations de type IPS et ICS ou encore en misant sur l’instauration d’un modèle d’infirmières ou d’infirmiers de famille;
  • Une organisation du travail qui émane des besoins en soins de santé et qui considère leur complexité, particulièrement en respectant les domaines d’expertise de chaque infirmière et infirmier;
  • L’exigence du baccalauréat pour obtenir le permis de pratique infirmière pour les futurs infirmières et infirmiers, conditionnelle à plusieurs éléments, notamment que les personnes déjà formées au DEC puissent continuer à exercer. 

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