Médias

 

Relations médias :

Bureau du président
 

Colette Ouellet, directrice

Téléphone : 514 604-2298

 

Karina Sieres, spécialiste, relations publiques

Téléphone : 514 895-1987


Courriel : relationsmedias@oiiq.org

 

Communiqué de presse

Les lauréats 2020 des subventions de la Fondation de l’OIIQ

L’expertise infirmière pour de meilleurs soins aux personnes vulnérables
28 janv. 2020
Les lauréats 2020 des subventions de la Fondation de l’OIIQ

Montréal, le mardi 28 janvier 2020 – La Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) accorde ses subventions annuelles d’un montant totalisant 250 000 $ à deux lauréats inspirants, qui mettent en lumière l’importance de la profession infirmière. La subvention Pour mieux soigner, d’une valeur de 225 000 $, est remise au projet « L’expertise indispensable des infirmières dans la promotion et la dispensation de soins humanistes aux personnes âgées : une intervention de pratique réflexive pour mieux soigner » du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Le prix Coup de cœur leadership, d’une valeur de 25 000 $, est octroyé à l’organisme Centre Sida Amitié (CSA), dont la mission est d’offrir des services d’accueil et d’accompagnement aux personnes vivant avec le VIH/sida et les hépatites virales.

 

Pour mieux soigner : des soins humanistes, un rempart pour les aînés

Le projet du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal vise à rehausser la qualité de l’expérience des personnes âgées (75 ans et plus) dans ses établissements de santé, notamment lors de moments critiques et de transition : à l’admission, au congé de l’hôpital, au retour à domicile, en hébergement ou en soins de fin de vie. Il veille aussi à favoriser l’accès à des soins humanistes afin d’améliorer la santé et le bien-être de cette clientèle. On entend par « soins humanistes » des soins et des interventions centrés sur la personne, qui tiennent compte de son parcours de vie, de ses valeurs et de ses besoins, tout en étant empreints d’empathie et fondés sur des principes de respect, d’écoute et d’authenticité.

Les infirmières et infirmiers sont au cœur de ce projet, car en plus d’être présents tout au long du parcours de soins, ils sont souvent les premiers à constater des situations qui ne sont pas en cohérence avec leurs valeurs professionnelles et qui peuvent être « déshumanisantes » pour eux-mêmes ou leurs patients. « Le projet sensibilise aux pratiques de soins humanistes ainsi qu’aux facteurs personnels, professionnels et organisationnels qui les facilitent et qui permettent la mise en œuvre de stratégies pour les soutenir. La valorisation des expertises infirmières dans cette visée est très novatrice », a affirmé la présidente de la Fondation de l’OIIQ, Lyne Tremblay.

Plus de 50 membres de la profession, qui travaillent au sein de centres locaux de services communautaires, de centres hospitaliers ou de centres d’hébergement de soins longue durée au sein du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, bénéficieront d’ateliers et de séances d’accompagnement tout en étant soutenus par des gestionnaires et une infirmière clinicienne spécialisée. Les aînés et proches aidants seront également invités à y participer.

Les soins humanistes ont des effets positifs sur la clientèle hospitalisée, le personnel infirmier et les coûts de santé. Un plus grand accès à ceux-ci pour les aînés et leurs proches, lors de l’évaluation de la condition physique et mentale, des interventions, du suivi et de la réévaluation des soins, leur permet entre autres de comprendre la nature des soins et traitements reçus en vue d’un meilleur rétablissement. Ils peuvent ainsi avoir le sentiment que les soins et les traitements sont en accord avec leur choix, se sentir respectés et enfin être considérés comme un partenaire de soins à part entière. En plus de favoriser de meilleurs résultats, ce projet participe à l’avancement des connaissances en sciences infirmières et des pratiques cliniques. Il a aussi le potentiel de transformer les milieux cliniques par une plus grande satisfaction au travail pour les infirmières et infirmiers.

De gauche à droite : Odette Roy, professeure associée, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal; Éric Maillet, professeur adjoint à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke; Lyne Tremblay, présidente de la Fondation de l’OIIQ; Véronique Dubé, professeure adjointe, Faculté des sciences infirmières, Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche Marguerite-d’Youville d’interventions humanistes en soins infirmiers; Ginette Senez, directrice du programme de soutien de l’autonomie des personnes âgées (SAPA), CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal; Sonia Bélanger, présidente-directrice générale, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal; Claudel Guillemette, directeur des soins infirmiers, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. Absente de la photo : Isabelle Matte, directrice adjointe de l’hébergement, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
 

 

Coup de cœur leadership : répondre aux besoins de santé des personnes marginalisées

Au Centre Sida Amitié (CSA), seul organisme en infectiologie communautaire au Québec situé dans la région des Laurentides depuis 1990, l’autonomie infirmière, la pleine occupation du champ d’exercice infirmier et la collaboration interprofessionnelle sont à l’avant-plan. Le CSA, où l’on retrouve notamment une infirmière praticienne spécialisée et des infirmières, dont plusieurs sont bénévoles, offre des soins de première ligne et du soutien aux personnes vivant avec le VIH/sida et les hépatites virales ainsi qu’à leurs proches. Les soins s’étendent aux personnes transgenres, aux patients sans couverture d’assurance (migrants à statut précaire et personnes en rupture sociale) ainsi qu’aux personnes en marge du système de santé.

L’an dernier, le CSA, à travers sa clinique, a offert, entre autres, 4 734 rendez-vous et réalisé quelque 2 500 dépistages des infections transmissibles sexuellement ou par le sang (ITSS), alors qu’elle ne pouvait être ouverte que 3,5 jours par semaine, faute de financement. « La subvention de la Fondation de l’OIIQ permettra à la clinique du CSA d’offrir plus de soins infirmiers, d’augmenter le nombre de dépistages et de réaliser davantage de prévention et de sensibilisation dans la communauté. Le choix de cet organisme a fait l’unanimité auprès du comité de sélection, car sa mission est des plus essentielles », a ajouté Lyne Tremblay.

Devant de gauche à droite : Hugo Bissonnet, directeur général et Joanie Métivier, éducatrice projet prévention surdoses; au second plan de gauche à droite : Tara Zeagman, infirmière clinicienne, Marie-Josée Charbonneau, comptable, Awatif Jabbar, infirmière technicienne stagiaire au bac et Julie Beaulieu, éducatrice prévention ITSS et suivi VIH-SIDA; au troisième plan de gauche à droite : Chantale Gauthier, « accueilliste », Maryse Desrochers, infirmière et Guylaine Carles, « accueilliste »; au fond de gauche à droite : Richard Cadieux, intervenant VIH et vie associative, Frédéric Paquet, directeur général adjoint et coordinateur clinique, Dr Nicolas Trudeau, médecin, Éric Latour, infirmier auxiliaire et coordonnateur des soins en hépatite C et Dr Jean Robert, médecin spécialiste en microbiologie-infectiologie et spécialiste en médecine communautaire.
 

 

À propos de la Fondation de l’OIIQ

La Fondation de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a pour mission de promouvoir l’avancement des sciences infirmières et des soins infirmiers, au bénéfice des patients. Elle appuie, de façon concrète, les infirmières et les infirmiers dans l’amélioration constante des soins. Elle finance des projets cliniques novateurs qui les aident à adopter, dans leur quotidien, les pratiques les plus efficaces pour le bien-être de leurs patients.