Récipiendaires 2015

Grand Prix

Chaudière-Appalaches

Contribution de l'infirmière lors d'un constat de décès à distance au CSSS Alphonse-Desjardins

Ce projet, mis sur pied par Céline Saint-Onge, Sylvie Côté, Denise Hébert et Suzanne Roy, permet à des infirmières du CSSS Alphonse-Desjardins de devenir une ressource pivot en cas de décès d'un usager ayant une ordonnance de non-réanimation, survenant en soins à domicile, en milieu d'hébergement ou hospitalier. Pour qu'un médecin puisse dresser un constat de décès à distance, la contribution de l'infirmière est nécessaire avant le décès et au moment de celui-ci. Elle peut ainsi recueillir divers renseignements et procéder aux examens nécessaires à la transmission de ses constatations au médecin.

Cette innovation permet une utilisation maximale du champ d'exercice de l'infirmière et l'utilisation judicieuse des services du médecin et de l'équipe paramédicale. Ce changement de pratique améliore aussi le mode de prestation des soins, et se traduit par une meilleure complémentarité infirmière-médecin, par une optimisation de la continuité des soins et par un partenariat plus efficient avec les ressources internes et externes. Grâce à la présence de l'infirmière qui les accompagne jusqu'à la toute fin, les familles disent avoir éprouvé un sentiment de sécurité et une diminution de leur anxiété par rapport aux démarches à accomplir en cas de décès de leur proche.

Ce projet, aisément exportable dans différents milieux, est actuellement déployé dans l'ensemble de la région de Chaudière-Appalaches et dans celle du Bas-Saint-Laurent. Une demande de modifications législatives est actuellement en cours afin d'habiliter l'infirmière à dresser le constat et à remplir le bulletin de décès de façon autonome, ce qui fait foi du caractère très novateur de ce projet.

Prix Innovation clinique 2015 de l'Ordre régional de Chaudière-Appalaches
De gauche à droite : Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ, Julie Reiche et Diane Dussault, représentantes de la BCN; Suzanne Roy, Julie Mercier, Sylvie Côté, Denise Hébert, instigatrices du projet gagnant au CSSS ALPHONSE-DESJARDINS et Ginette Bernier, présidente de l'ORIICA

Récipiendaires régionaux

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Bas-Saint-Laurent/Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

Outil de gestion de l'anticoagulothérapie

Dans le but de faciliter la gestion de l'anticoagulothérapie au GMF Grand Gaspé, Annie Denis, infirmière clinicienne, et Johanne Ferguson, infirmière, ont développé, avec l'aide d'un technicien en informatique, un logiciel adapté au suivi de la clientèle anticoagulée. Le logiciel permet de visualiser en un coup d'œil les informations cliniques pertinentes au suivi de chaque client et certaines alertes cliniques y ont été intégrées. L'instauration de ce logiciel a amélioré la qualité des soins pour cette clientèle, grâce notamment à la convivialité de l'outil, qui permet d'accéder plus facilement aux données cliniques cruciales pour le suivi de cette clientèle et d'assurer un ajustement plus précis.

En somme, ce projet, précédé de recherches et d'études, permet une plus grande efficience, une meilleure continuité des soins et des services et diminue significativement le risque d'erreurs associées notamment à la retranscription de données. Avec cette nouvelle façon de faire, les infirmières ont enrichi leur collaboration avec les autres professionnels et ont optimisé leur contribution au suivi clinique de personnes. Ce type de logiciel pourrait également être adapté à d'autres genres de suivis impliquant des ajustements médicamenteux, comme pour la dyslipidémie ou encore l'hypertension artérielle, ce qui fait foi du caractère novateur de ce projet.

Prix Innovation clinique 2015 de l'ORIIBSLGIM

Dans l'ordre habituel : Renée Rivière, présidente de l'Ordre régional; Guylaine Jalbert, vice-présidente de l'Ordre régional et responsable du comité de sélection;  Annie Denis  et Johanne Ferguson; Géraldine Sweeney, Directrice de succursale, et Jonathan Blais-Smith, conseiller en finance personnelle, Représentant la Banque Nationale

Saguenay-Lac-Saint-Jean/Nord-du-Québec

modèle de collaboration interprofessionnelle pour l'évaluation et le suivi de problèmes courants de santé mentale par les infirmières de première ligne

Au GMF UMF du CSSS de Chicoutimi, des infirmières cliniciennes, pilotées par Isabelle Boulianne, infirmière et gestionnaire, ont élaboré des outils servant à dépister, évaluer, suivre et orienter, au besoin, les personnes atteintes de problèmes de santé mentale courants, d'intensité légère à modérée (anxiété et dépression).

Pour mener à bien ce projet, les infirmières cliniciennes ont approfondi leurs connaissances sur les problèmes courants de santé mentale, avec l'aide de la psychologue du GMF. En collaboration avec cette dernière et avec un médecin, elles ont ensuite développé des outils communs pour structurer leurs interventions. Ces outils, basés sur des pratiques exemplaires, permettent une évaluation globale du patient, et guident l'infirmière en vue d'assurer un suivi optimal ou, au besoin, de diriger le patient vers d'autres ressources.

En plus de favoriser chez les patients une meilleure compréhension de leur situation, ce projet a augmenté la qualité, l'accessibilité et la continuité des soins pour la clientèle présentant des problèmes de santé mentale courants. Il a aussi permis de renforcer la collaboration interprofessionnelle entre les infirmières cliniciennes, la psychologue et les médecins pour l'évaluation et le suivi en première ligne de ces personnes, un avantage de plus dans la réussite de cette initiative novatrice.

Prix Innovation clinique 2015 de l'ORIISLSJNQ

De gauche à droite : Éric Beaulieu, représentant Banque Nationale, Isabelle Boulianne, Sylvie Allaire, Julie Godbout, infirmières, GMF-UMF, CIUSSS Saguenay Lac Saint-Jean, Martine Gaudreault, psychologue, CIUSSS Saguenay Lac Saint-Jean; Nancy Bouchard, présidente de l'ordre régional, et Martine Couture, infirmière, GMF-UMF du CIUSSS Saguenay Lac Saint-Jean

Québec

Facilitation à l'accès aux soins des clientèles vulnérables qui sont infectées par le virus de l'hépatite C (VHC)

Dans le cadre de ce projet, des infirmières ont mis sur pied une coopérative de solidarité ayant pour principale mission d'offrir des soins et traitements aux personnes vulnérables atteintes du VHC, co-infectés ou non au virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Grâce à une équipe interdisciplinaire pilotée par l'infirmière Maureen Guthrie, ces services sont tous offerts au même endroit ou directement dans le milieu, soit à domicile ou dans les centres hospitaliers par exemple, ce qui facilite grandement le suivi des patients ainsi que la qualité et la continuité des soins.

La coopérative offre ainsi aux personnes atteintes du VHC un suivi clinique basé sur une approche de réduction des méfaits et une approche intégrée en promotion et prévention visant à renforcer les compétences des patients et leur famille. De plus, les patients en traitement de VHC, y compris ceux qui n'ont pas de médecin de famille, sont pris en charge en totalité par une infirmière praticienne spécialisée en soins de première ligne (IPSPL), Isabelle Têtu, qui s'occupe aussi de leurs problèmes de santé généraux. La structure du projet permet de simplifier les processus pour se concentrer sur les soins donnés aux patients et à leurs familles et de miser sur la création d'un lien thérapeutique significatif avec eux.

Ce type d'organisation et de prestation de service pourrait également s'appliquer pour le traitement et le suivi de tous les problèmes de santé chroniques qui nécessitent un suivi étroit et la contribution de plusieurs professionnels, témoignant ainsi de son caractère remarquable et novateur.

Prix Innovation clinique 2015 de l'ORIIQ
De gauche à droite : Julie Gravel (SABSA), Lucie Tremblay (présidente de l'OIIQ), Nathalie Gauthier (présidente de l'ORIIQ), Pauline Harrisson (Banque Nationale), Maureen Guthrie (SABSA), Emmanuelle Lapointe (SABSA), Isabelle Têtu (SABSA) et France Bernard (SABSA)

Mauricie/Centre-du-Québec

Suivi posthospitalisation des personnes atteintes d'une infection au C. difficile

Réussir à prévenir les complications et les décès en améliorant le suivi posthospitalisation des patients atteints d'une infection à la bactérie C. difficile au moyen d'une prise en charge rapide en cas de récidive, c'est le défi qu'a relevé avec brio une équipe du CSSS Drummond, maintenant intégré au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

En plus de permettre un suivi efficace et préventif des patients, ce projet mis sur pied par Annie Laberge, conseillère cadre en prévention des infections, et Élise Leclair, directrice des soins infirmiers, aidées de leurs nombreux collaborateurs, prouve l'efficacité de la collaboration interprofessionnelle infirmière/médecin. Ce projet a entraîné une diminution de 60 % de l'incidence moyenne des infections au C. difficile, ainsi qu'un recul du taux de mortalité.

Grâce à ce projet, les infirmières des différents secteurs du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec ont pu prouver l'efficacité de travailler en collaboration avec les médecins. Non seulement cette innovation de suivi posthospitalier est-elle transférable à d'autres établissements du Québec, mais il est également possible de l'adapter à d'autres types de clientèles, notamment aux malades chroniques qui doivent souvent être réhospitalisés. Ces avantages s'ajoutent au caractère inspirant et novateur de ce projet.

Ce projet satisfait grandement à la fois la clientèle et le personnel, et constitue une référence et un modèle de collaboration interprofessionnelle. Non seulement cette innovation est-elle transférable à d'autres établissements de santé du Québec, mais il est également possible de l'adapter en fonction des clientèles ou des pathologies, un atout supplémentaire dans sa contribution exceptionnelle.

Prix Innovation clinique 2015 de l'ORIIMCQ
De la gauche vers la droite : Audrey Julien, directrice succ. BNC Saint-Germain-de-Grantham, Clémence Aubin, directrice succ. BNC Drummondville; Élise Leclair, Annie Laberge, Nancy Fillion, Isabelle Saint-Louis, Julie Collard, Lucie  Tremblay, président de l'OIIQ, Marie-Andrée Gauthier, présidente de l'ORIIMCQ, et Nancy Gentesse

Estrie

Nouveauté au CHUS : Les infirmières du CHUS installent maintenant des cathéters IV sous guidance échographique de manière autonome

Grâce à ce projet, piloté par Johanne Lapré, conseillère cadre clinicienne, avec la collaboration de Céline E. Gervais, DSI et codirectrice des services cliniques, et Stéphane Tremblay, directeur général, des infirmières formées du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) procèdent à l'insertion des cathéters veineux centraux par voie périphérique (CCIVP-PICC) et autres cathéters veineux par voie périphérique tels que le Midline à l'aide d'un appareil échographique. La mise en œuvre de cette initiative apporte une meilleure gestion des ressources et une prise en charge plus rapide des clients.

Cette activité nouvellement effectuée par les infirmières du CHUS s'inscrit bien au-delà d'une habileté technique puisqu'elle implique l'évaluation de la situation de santé du client, le choix du dispositif approprié, la surveillance clinique du client porteur d'un cathéter afin de déceler les complications et, le cas échéant, d'intervenir de façon appropriée. Elles dispensent aussi l'enseignement au client et à ses proches, élaborent un plan thérapeutique au besoin et documentent les soins prodigués.

Ce projet a contribué à augmenter l'efficacité et l'efficience des soins et des services offerts. Deux infirmières gèrent désormais au fur et à mesure les demandes d'insertion de cathéters IV, ce qui diminue le temps d'attente et assure une prise en charge plus rapide des clients. Ce projet a également permis d'optimiser l'utilisation du temps du bloc opératoire, qui n'est plus requis pour l'insertion de ces cathéters. Les patients expriment régulièrement leur satisfaction face à cette nouvelle pratique. L'équipe a également reçu des demandes d'autres centres qui souhaitent connaître la démarche et recevoir les outils en vue d'un déploiement dans leur établissement, ce qui permet d'affirmer qu'il s'agit d'une initiative couronnée de succès.

Prix Innovation clinique 2015 de l'Estrie
De gauche à droite : Sylvie Roy, Banque Nationale; Carole Mercier, secrétaire générale de OIIQ; Maryse Grégoire, présidente de l'ORIIE; Josée Sarrazin, infirmière au CHUS; Johanne Lapré, conseillère clinicienne cadre CHUS; Claudette Boisvert, infirmière clinicienne CHUS; Céline E. Gervais, Directrice des soins infirmiers et codirectrice des services cliniques CHUS

Montréal/Laval

Mourir chez soi : l'expertise de l'infirmière au soutien à domicile

Conçu par Brigitte Gagnon Kiyanda, infirmière clinicienne, et son équipe, ce projet innovant consiste à la mise en place d'une équipe spécialisée en soins palliatifs au Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Sud-Ouest-Verdun, nouvellement intégré au CIUSSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal, dans le but de permettre à un plus grand nombre de personnes en fin de vie de vivre ce moment plus sereinement, à la maison, entourées de leurs proches.

L'équipe interdisciplinaire se compose de trois infirmières en soins palliatifs (jour et soir), de plusieurs médecins et autres professionnels qui assurent, en fonction de leur expertise propre, la dispensation des soins et des services. L'infirmière est responsable de l'évaluation des besoins des patients et de leur famille, de la communication avec les autres professionnels, de l'organisation des services et des soins, de la dispensation des soins, de l'accompagnement des familles et de la réévaluation constante des besoins. La présence des infirmières en soins palliatifs permet de respecter la volonté des patients de mourir à domicile, d'offrir un meilleur confort à ces personnes et elle contribue à augmenter la satisfaction de la clientèle. En plus des bénéfices directs aux patients, cette approche a des impacts sur les coûts pour le système de santé.

Ce modèle, déjà en cours d'implantation sur le territoire de Saint-Henri, démontre plusieurs bénéfices et il est exportable dans tous les programmes de soutien à domicile en CLSC, ce qui fait foi de son caractère exceptionnel.

Prix Innovation clinique 2015 de Montréal/Laval
Dans l'ordre habituel : Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ; Annie Foy, Diane Normandin, France  Colpron, Guylaine Marcoux, Valérie Caty, Julie Larocque, Brigitte Gagnon, Anne-Marie Denault, Souad Ouared, directrice développement des affaires, Banque Nationale du Canada; René Desruisseaux et Josée F. Breton, présidente de l'ORIIM/L

Outaouais

gestion des symptômes en oncologie, la pratique infirmière au service du mieux-être du patient

À l'Hôpital de Gatineau, France Sorensen, conseillère en soins infirmiers en cancérologie, avec l'aide de ses précieux collaborateurs, a développé un projet novateur qui consiste à soutenir les infirmières et infirmiers, ainsi que les professionnels de la santé, dans la prise en charge des patients de cancérologie afin d'assurer une gestion optimale de leurs symptômes dans le contexte particulier du suivi et du traitement du cancer.

Cette innovation offre non seulement une plus grande autonomie d'action aux infirmières dans la gestion des symptômes de leurs patients, mais elle leur permet également de rapidement les orienter vers le bon professionnel, en fonction des facteurs de risque et de la gravité de leur situation clinique. Il en résulte donc une diminution des consultations hors du service de cancérologie et une augmentation de la qualité de vie et du confort des patients.

Ce projet satisfait grandement à la fois la clientèle et le personnel, et constitue une référence et un modèle de collaboration interprofessionnelle. Non seulement cette innovation est-elle transférable à d'autres établissements de santé du Québec, mais il est également possible de l'adapter en fonction des clientèles ou des pathologies, un atout supplémentaire dans sa contribution exceptionnelle.

Prix Innovation clinique 2015 de l'ORIIO
De gauche à droite : Martin Lebeau et Yolande Tchitchi, représentants de la Banque Nationale, Lucie Tremblay, présidente de l'OIIQ; France Sorensen, Gilles Coulombe et François-Régis Fréchette, président de l'ORIIO.

Abitibi-Témiscamingue

Les infirmières et la périnatalité en GMF

Une équipe du GMF Vallée-de-l'Or, composée par Mélanie St-Amour, Élizabeth Picard, Isabelle Lyrette, Marie-Hélène Côté-Bouchard, Roxane Croteau et Stéphanie  Bouffard, a mis sur pied un projet qui permet à des infirmières cliniciennes de participer à des suivis de grossesse, en collaboration avec les médecins, démontrant ainsi que la mise en commun des savoir-faire respectifs permet d'augmenter l'accès aux soins pour les femmes enceintes.

Grâce au suivi de grossesse par la dyade médecin-infirmière, l'équipe a non seulement augmenté le nombre de patientes vues par jour, mais elle a été en mesure de soutenir, écouter et guider les femmes dès le début de leur grossesse selon leurs besoins personnels et familiaux. Les infirmières ont ainsi pu effectuer le suivi obstétrical de nombreuses femmes des communautés cries et algonquines un réel progrès dans l'amélioration de l'offre de soins en milieux éloignés.

En plus de la grande satisfaction des patientes en raison de l'approche personnalisée, le projet constitue une référence, un modèle efficace d'une équipe de soins en médecine familiale. Cette innovation est transférable à d'autres établissements de santé du Québec, et peut aussi être mise à profit pour le suivi des maladies chroniques, ce qui fait foi de son caractère exceptionnel.  

ORIIAT - Lauréates du prix Innovation clinique 2015
De gauche à droite : Bastien Beaulieu, Banque Nationale; Mélanie St-Amour, inf. clinicienne; Stéphanie Bouffard, agente administrative; Dre Lincey Saint-Amant; Marie-Hélène Côté-Bouchard, inf. clinicienne; Isabelle Lyrette, inf. clinicienne; Karo-Line Paul, coordonnatrice du GMF Vallée-de-l'Or; Dre Roxane Croteau; Carole Deshaies, OIIQ.

Côte-Nord

Implantation d'une clinique de maladies chroniques

À Sept-Îles, Lyne Jean, infirmière, et Johanne Murray, infirmière clinicienne ont implanté une clinique de maladies chroniques où les infirmières jouent un rôle pivot dans la prise en charge, le suivi et le soutien des personnes atteintes de maladie chronique et de leur famille, en collaboration avec d'autres professionnels ou services. À ce titre, elles agissent comme gestionnaires de cas, en planifiant et coordonnant les soins cliniques données à la personne. Elles assurent la surveillance clinique et la mise en œuvre d'interventions favorisant l'adaptation et l'autogestion de la maladie, dont l'enseignement aux patients et familles. Elles maintiennent également des contacts étroits avec les services hospitaliers et communautaires dont les groupes de médecine familiale, les pharmaciens communautaires et les ressources communautaires.

S'inscrivant dans une approche de soins de proximité, cette clinique regroupe au sein d'un même service, les interventions visant le suivi de certaines maladies chroniques : maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC), le diabète et l'insuffisance cardiaque.

En plus de permettre un meilleur accès aux services de santé, les personnes suivie par cette clinique ont vu leur santé, leur autonomie et leur qualité de vie s'améliorer. Les résultats le prouvent : entre autres, 66 % des participants ont noté une amélioration de la qualité de vie six mois après leur participation au programme de réadaptation pulmonaire. En outre, 97,5 % des diabétiques qui ont suivi un régulier à la clinique ont vu leurs résultats d'hémoglobine glyquée s'améliorer. Le programme a également contribué à l'efficacité et à l'efficience des services. Considérant la prévalence des maladies chroniques à la grandeur de la province, ce projet pourrait aussi être implanté ailleurs, ce qui fait foi de sa réussite à tous les niveaux.

Prix Innovation clinique 2015 de la Côte-Nord

De gauche à droite : Hugo Dufour, directeur succursale Banque Nationale de Forestville; Lyne Jean, Johanne Murray; Sylvie Truchon, syndique de l'OIIQ; Esther Cimon, trésorière ordre régional et responsable de la sélection du prix Innovation.

Laurentides-Lanaudière

L'expertise infirmière et podiatrique : un levier pour la guérison de l'ulcère du pied diabétique

Luce Martineau, conseillère en soins infirmiers-stomothérapeute, et le Dr Sébastien Hains, podiatre et professeur clinique de podiatrie, ont mis en place, avec l'aide de leurs collaborateurs, une équipe interdisciplinaire en soins de plaies afin de contribuer à améliorer significativement la guérison des plaies aux pieds chez les personnes diabétiques.

Ce projet, développé au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Lanaudière (Nord de Lanaudière), a ainsi permis d'éviter des complications et des coûts importants. L'offre de services à la clientèle de la clinique de plaies a été bonifiée afin de mettre en relief le rôle de l'infirmière stomothérapeute à titre de leader de l'équipe interdisciplinaire, mais aussi par l'introduction d'un podiatre.

En 2011-2012, soit avant l'instauration de l'équipe interdisciplinaire, le taux de guérison des ulcères du pied diabétique était de 6 %, comparativement à 70 % en 2014-2015. La clientèle se dit très satisfaite de la rapidité de la prise en charge et de la fluidité entre les professionnels de la santé. Ce projet a influencé positivement la qualité de vie de ces usagers. Ce type de projet pourrait également se transposer dans d'autres sphères de la stomothérapie, telles que les soins de stomie et d'incontinence. Un autre établissement a d'ailleurs déjà démontré son intérêt à implanter cette pratique. Cette approche interdisciplinaire du soin des plaies du pied diabétique suscite également l'intérêt de la direction de l'UQTR qui souhaite développer un programme de deuxième cycle en soins de plaies.

Prix Innovation clinique 2015 de Laurentides-Lanaudière

Devant : Luce Martineau, chargée de projet et conseillère en soins infirmiers-stomothérapeute du CISSS Lanaudière, France Laframboise, présidente de l'ORIILL, Dre Marie-Frédérique Thibault, médecin omnipraticienne

Derrière : Carole Mercier, secrétaire générale de l'OIIQ, Dr Sébastien Hains, podiatre, Martin Rhéaume et Ghislain Bergeron, représentants de la Banque Nationale, commanditaire du prix Innovation clinique Banque Nationale

Montérégie

Jeu Logico-Clinique : intégration des savoirs et des compétences professionnelles par le jeu au CISSS de la Montérégie-Ouest, territoire Jardins-Roussillon

Au CSSS Jardins-Roussillon, une équipe d'infirmières, composée de Céline Jodar, Sylvie Girard, Caroline Aucoin, Sylvie Dugas, Valérie Duvernay et Geneviève Leboeuf, a développé l'outil Logico-Clinique, un jeu de type Monopoly qui comprend des cartes présentant des mises en situation cliniques et pratiques abordant différents thèmes associés aux soins infirmiers. Grâce à ce projet unique en son genre, les nouvelles infirmières du CISSS de la Montérégie-Ouest, territoire Jardins-Roussillon, sont mieux préparées à leur réalité professionnelle.

Ce projet regroupe des conditions favorables au développement du leadership clinique dès l'entrée dans la profession. Il vise notamment à mettre en application les concepts théoriques acquis, à développer le jugement et le leadership cliniques, et à favoriser la priorisation des soins et l'organisation du travail, tout en permettant aux nouvelles infirmières de mieux comprendre et de s'approprier leurs rôles et responsabilités professionnels.

Le questionnaire d'évaluation de la satisfaction distribué aux participantes a permis de constater l'augmentation de la confiance en soi et en leurs moyens, la diminution des appréhensions concernant des situations méconnues, la création d'un lien avec les autres candidates à l'exercice de la profession infirmière (CEPI), avec les externes et les conseillères en soins infirmiers ainsi qu'une meilleure intégration des savoirs et des compétences requises. Le Jeu Logico-Clinique est facilement exportable à d'autres établissements de santé. D'ailleurs, déjà trois d'entre eux ont démontré un intérêt pour cet outil, mettant ainsi en lumière le succès de ce projet novateur.

Prix Innovation clinique 2015
De gauche à droite : Daniel Cutti, président de l'ORIIM, Céline Jodar, Geneviève Leboeuf, Sylvie Dugas, Sylvie Girard, Valérie Duvernay, Caroline Aucoin, Philippe Besombes, DSI CISSS Montérégie Ouest et Carole Mercier, secrétaire générale, OIIQ