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Portrait

Christine Marie Tillmann, Infirmière-psychothérapeute

Geoffrey Dirat

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31 oct. 2018
Christine Marie Tillmann, Infirmière-psychothérapeute
Crédit photo : Pierre Longtin. Photographe

Infirmière pendant 30 ans dans le réseau de la santé, Christine Marie Tillmann a débuté sa formation en psychothérapie en 2005, pratique à laquelle elle se consacre désormais en clinique privée en tant qu’infirmière-psychothérapeute, thérapeute conjugale et familiale. Portrait d’une infirmière dynamique et hautement investie dans la promotion et le développement de la pratique infirmière en santé mentale.

Quand on l’interroge sur son parcours professionnel, Christine Marie Tillmann répond que le fait de devenir infirmière « était naturel », car la relation à l’autre a toujours été au coeur de sa pratique. C’est en revanche un concours de circonstances qui l’a menée à l’exercice de la psychothérapie dans le secteur privé, indique celle qui fait aujourd’hui ses consultations à la clinique de services psychologiques Médipsy, à Westmount.

En 1982, munie de son baccalauréat en sciences infirmières, Christine Marie Tillmann entreprend sa carrière à l’Hôpital général juif de Montréal, au service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique. Deux ans plus tard, elle prend le chemin de l’Europe, elle qui a des origines allemandes, et s’installe en Suisse où elle travaille en périnatalité auprès de prématurés, puis en gériatrie. De retour à Montréal en 1987, elle exerce à l’Hôpital Royal Victoria.

« J’y ai travaillé un an en salle d’accouchement puis quatre à la clinique ambulatoire, où je voyais des femmes vivant des grossesses à risque élevé », relate l’infirmière. Elle obtient ensuite un poste au CLSC de Saint-Léonard où, pendant neuf ans, elle est responsable des rencontres prénatales pour la clientèle anglophone.

Christine Marie Tillmann s’inscrit, en 2002, à la maîtrise en sciences appliquées à l’École des sciences infirmières Ingram de l’Université McGill. Dans son mémoire, elle explore le sens de la cohérence chez les femmes vivant une grossesse à risque élevé. Diplôme en poche, elle s’inscrit à une seconde maîtrise portant cette fois sur la thérapie conjugale et familiale. « J’ai approfondi mes compétences en relations humaines tout en obtenant la certitude que j’appréciais ce contact particulier avec les patients. Une consultation en psychothérapie est aussi intime qu’une salle d’accouchement. On nous raconte des choses très personnelles qui n’ont parfois jamais été dites. »

 

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