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Portrait

Maude Mongrain, Infirmière-pivot en oncologie

Geoffrey Dirat

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01 mai 2018
Maude Mongrain, Infirmière-pivot en oncologie
Crédit photo : Pierre Longtin

« Soutien essentiel, ce sur quoi tout repose; clef de voûte autour de quoi tout s’organise. » La définition du mot pivot dans le Larousse illustre le rôle de Maude Mongrain auprès des patients atteints d’un cancer qu’elle accompagne tout au long de leur trajectoire de soins.

Maude Mongrain travaille depuis neuf ans au Centre intégré de cancérologie de la Montérégie (CICM), rattaché à l’Hôpital Charles-Le Moyne. Elle y a commencé sa carrière d’infirmière à l’étage, en hémato-oncologie, puis l’a poursuivie à la clinique externe en oncologie. Il y a trois ans, elle est devenue infirmière-pivot, un poste auquel elle aspirait depuis l’obtention de son baccalauréat en sciences infirmières à l’Université de Montréal. « Il s’agit d’un rôle complet, dans lequel on a beaucoup d’autonomie, tout en travaillant en équipe », explique-t-elle.

C’est au CICM que ce rôle a été développé, au début des années 2000, dans le cadre d’un projet pilote mis sur pied par le Programme québécois de lutte contre le cancer. Aujourd’hui, les hôpitaux du Québec comptent près de 250 infirmières-pivots en oncologie (IPO) et elles sont devenues incontournables dans les équipes interdisciplinaires en cancérologie, en tant que personnes-ressources pour les patients. « Ma mission consiste à placer le patient et sa famille au centre de nos préoccupations afin de les aider et les soutenir au quotidien dans leur adaptation », résume Maude Mongrain qui se définit comme leur représentante. Sa position lui permet d’informer les autres membres de l’équipe au sujet de chaque patient afin de lui assurer un suivi personnalisé qui répond à ses besoins.

Rassurer et orienter

Il y a plus de 50 000 nouveaux cas de cancer chaque année au Québec. Les personnes à qui on annonce un tel diagnostic n’ont pas toutes accès à une infirmière-pivot. Au CICM, Maude Mongrain et ses homologues, qui travaillent en binôme pour garantir la continuité des services, accompagnent deux types de clientèles : les patients soignés par chimiothérapie et ceux qui présentent des symptômes complexes. Entre les nouveaux cas diagnostiqués, ceux en traitements actifs et ceux en rémission, « les journées sont bien remplies », témoigne l’infirmière. « Pour tout faire dans nos huit heures, on coupe souvent sur nos pauses. » Un impératif dont elle s’accommode : « Ce qui prime, c’est notre relation avec les patients. Ça les rassure de savoir que je suis là pour les informer et les orienter dans la trajectoire de soins. »
 

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