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Éditorial du président

Pour une profession unie!
Pour une profession solidaire!
Pour une profession reconnue à la hauteur de son expertise!

12 mai 2022
Pour une profession unie!</br>Pour une profession solidaire!</br>Pour une profession reconnue à la hauteur de son expertise!

Ensemble, construisons l’avenir des soins infirmiers tout en contribuant à un meilleur accès aux soins pour la population québécoise. Ces quelques mots représentent notre source d’inspiration et notre engagement envers la profession et la population québécoise, dans le cadre notre mémoire visant un rehaussement de la norme d’entrée à la profession, déposé à l’Office des professions du Québec.

Soutenu par l’Alliance pour l’avenir des soins infirmiers au Québec, notre projet propose d’élever la profession au rang des professions qui ont une portée dans le réseau de la santé. La contribution des membres de la profession est un aspect incontournable en matière de prestation de soins de qualité et sécuritaires, compte tenu de leur rôle de coordination des soins et des équipes soignantes.

Nous le savons tous, la formation est un élément clé en vue d’une intégration professionnelle réussie. La formation collégiale joue bien son rôle, mais la complexité croissante des problématiques de santé et des soins exigent aujourd’hui que nous préparions l’avenir en donnant accès à l’ensemble des infirmières et infirmiers à une formation scientifique dans tous les domaines de soins, en surplus de la formation offerte dans les établissements collégiaux.

Les parcours DEC-BAC et baccalauréat de formation initiale demeureront. Le permis d’exercice serait délivré à la fin du baccalauréat. Conscients des besoins d’effectifs dans le réseau de la santé, nous proposons le statut d’externe aux diplômés du DEC, dont les contours seraient à redéfinir afin de leur permettre de contribuer au réseau et d’être rémunérés tout en poursuivant leurs études universitaires, et ce, jusqu’à l’obtention du baccalauréat donnant accès à l’examen de l’Ordre et, finalement, au permis d’exercice.

J’en appelle aux enseignantes et enseignants qui forment les infirmières et infirmiers au niveau collégial. Vous faites partie intégrante de la solution et du grand projet que nous portons. Le parcours DEC-BAC étant très populaire et apprécié, nous souhaitons le voir se poursuivre.

Permettons à notre relève d’avoir accès à une formation qui leur permettra d’être bien préparée pour répondre aux besoins du réseau : soins à domicile, soins critiques et soins dans la communauté, pour ne nommer que ceux-là.

Titulaires d’un DEC – Soyez rassurés

Nous nous donnerons du temps pour réaliser ce virage; une période de transition ainsi que la reconnaissance de votre diplôme seront prévues. Une clause de droits acquis assurera la validité de votre permis d’exercice à titre d’infirmières et infirmiers. Ainsi, vous ne seriez pas tenus d’entreprendre des études universitaires si vous ne le souhaitez pas.

Le rehaussement d’une norme d’entrée, un virage très positif pour la profession

C’est un geste d’affirmation collectif, c’est une invitation à la solidarité, c’est une façon de parler d’une même voix. En somme, c’est une invitation à une meilleure collaboration professionnelle! Au 21e siècle, prenons notre place et offrons-nous des conditions qui positionneront notre profession au même rang que nos collègues qui sont des diplômés universitaires dans les équipes interdisciplinaires. Nous rassurons d’emblée les personnes qui craignent que cette proposition aggrave la pénurie d’effectifs infirmiers. D’autres pays et d’autres provinces (Suisse romande, Ontario et Colombie-Britannique) ont aussi rehaussé leur norme d’entrée à la profession, et cette initiative n’a pas entraîné de réduction des effectifs, bien au contraire. Au Québec, d’autres disciplines (physiothérapie, ergothérapie, pharmacie et psychologie) ont aussi rehaussé le niveau du diplôme donnant accès à leur profession sans effet négatif sur le taux de diplomation. Cette modification, qui a agi à titre de véritable effet de levier, a ainsi suscité une plus grande attractivité pour l’ensemble de ces professions.

La formation universitaire : un moyen et non une fin en soi!

Il s’agit de l’un des moyens à notre portée pour demeurer unis et forts : une profession, une formation, une expertise reconnue! Il va de soi que nous devrons aussi travailler ensemble afin de revoir l’organisation du travail et d’offrir un meilleur soutien clinique aux novices et aux moins novices! C’est un rendez-vous. 

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