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Perspective infirmière | Automne 2021

Québec lance un premier projet de dépistage du cancer du poumon

Québec lance un premier projet de dépistage du cancer du poumon
En bref | Québec lance un premier projet de dépistage du cancer du poumon

Depuis le 1er juin 2021, le dépistage du cancer du poumon est offert aux personnes âgées de 55 à 74 ans qui présentent un risque élevé de développer cette pathologie dans le cadre d’un projet de démonstration du dépistage du cancer du poumon lancé par le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Le projet vise à détecter les cancers à un stade peu avancé de leur développement au moyen d’une tomodensitométrie axiale à faible dose (TAFD). Outre la tomodensitométrie annuelle, les participants auront accès à divers services de dépistage et de prévention. Par exemple, les personnes qui sont fumeuses au moment de s’inscrire auront accès à un soutien à l’arrêt du tabac, puisque la cessation tabagique demeure le premier moyen efficace afin de réduire le risque de développer un cancer du poumon et d’en mourir.

Qui est admissible?

Ce projet – le seul à proposer un dépistage du cancer du poumon dans la province – s’adresse aux personnes entre 55 et 74 ans qui présentent un risque élevé de développer un cancer du poumon, soit les fumeurs actifs depuis au moins 20 ans et les ex-fumeurs qui ont écrasé depuis moins de 15 ans, mais ont fumé pendant au moins 20 ans, en excluant les périodes d’abstinence, quel que soit le nombre de cigarettes fumées par jour. Les personnes qui ont déjà eu un cancer du poumon n’ont toutefois pas accès au projet, puisqu’elles devraient bénéficier d’un suivi médical personnalisé et adapté à leur situation.

Un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée peuvent diriger un patient vers le projet en remplissant le formulaire Demande de référence : dépistage du cancer du poumon.

Les patients seront contactés pour valider leur admissibilité. Les personnes sélectionnées seront invitées à passer une tomodensitométrie dans l’établissement participant le plus près de chez elles, puis recevront les résultats quelques jours plus tard par la poste ou par courriel, en même temps que leur médecin de famille. Celles qui n’ont pas accès à un médecin se verront affecter un médecin ou une infirmière praticienne spécialisée.

Dans les cas où le radiologiste détecterait une anomalie ou s’il avait un doute à la lecture de la tomodensitométrie, des suivis plus rapprochés peuvent être nécessaires, ainsi que des examens complémentaires, comme un PET-Scan, une bronchoscopie ou une imagerie par résonnance magnétique (IRM).

Huit établissements participants

Le projet est offert dans seulement huit établissements de santé, mais toutes les personnes admissibles peuvent y participer, quel que soit leur lieu de résidence.

Les établissements participants sont le Centre universitaire de santé McGill (CUSM), le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval (IUCPQ – UL), le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de l’Estrie – (CHUS), ainsi que les centres intégrés de santé et de services sociaux de l’Outaouais, de Laval, de la Côte-Nord et de la Montérégie-Centre.

Évaluation et suivi

Les résultats des 3 000 premiers participants au projet permettront de prendre des décisions sur la poursuite du projet et éventuellement sur son élargissement en programme provincial.

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) ont pour mandat de mesurer les résultats et la performance du projet, alors que le MSSS en évalue l’implantation.

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