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Rareté de main-d’œuvre : quand l’expertise infirmière est porteuse de solutions

31 oct. 2019
Rareté de main-d’œuvre : quand l’expertise infirmière est porteuse de solutions

Depuis février dernier, deux infirmières participent directement à la gestion des équipes volantes au CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec. Une façon de faire innovante qui permet d’améliorer la rétention du personnel, de mieux répondre aux besoins dans les unités de soins et de diminuer le recours au TSO.

Mieux soutenir la relève infirmière

C’est d’abord pour mieux encadrer la relève que le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec a décidé d’apporter des changements dans la gestion des équipes volantes. En effet, la plupart des nouvelles recrues obtiennent des postes dans les équipes volantes, mais ne relèvent d’aucune unité particulière. Il leur manquait donc un point d’ancrage.

« Maintenant, le service de gestion des équipes volantes est devenu leur point de référence », explique l’infirmière Julie St-Onge, chef de service, gestion des équipes volantes, développement de la relève et aspects déontologiques en soins infirmiers et d’assistance au CIUSSS.

« On travaille en collaboration avec les gestionnaires de listes de rappel, qui s’occupent des horaires, et on s’assure que les infirmières et infirmiers reçoivent le soutien, l’accompagnement et la formation nécessaires à leur travail. On identifie aussi leurs forces, ce qui doit être amélioré et leurs objectifs de carrière. »

Des conditions gagnantes pour retenir le personnel

La gestionnaire crée ainsi des conditions gagnantes pour conserver ces recrues le plus longtemps possible, en leur offrant un cheminement intéressant, les outils pour développer leurs compétences et, éventuellement, un poste à leur mesure.

« Cela nous permet de nous adapter aux exigences des nouvelles générations, qui sont plus motivées lorsqu’on les oriente vers des secteurs qu’elles préfèrent », affirme Julie St-Onge. Ce facteur de motivation pourrait en inciter à passer d’un horaire de trois à cinq jours par semaine, par exemple, illustre-t-elle.

Une vision plus fine des besoins pour diminuer le TSO

L’expertise infirmière apporte également une vision plus fine des besoins à travers le centre, explique pour sa part Marie-Pier Mailhot, infirmière, jusqu’à tout récemment chef de service, gestion des équipes volantes, développement de la relève et aspects déontologiques en soins infirmiers et d’assistance au CIUSSS.

« Notre mandat consiste à proposer des solutions pour tenter de diminuer le recours au temps supplémentaire obligatoire. » Par exemple, en l’absence d’une infirmière ou d’un infirmier, faut-il procéder à son remplacement ou modifier la composition de l’équipe de soins de façon à pallier cette absence? Est-il possible de fonctionner à équipe réduite si tous les lits ne sont pas occupés? Une analyse impossible à effectuer sans un regard infirmier.

Des retombées positives

L’implication infirmière dans la gestion des équipes volantes a de nombreux effets positifs. En plus de favoriser la rétention du personnel, elle permet de prévoir plus précisément les besoins en effectifs dans les unités de soins et de mieux affecter les ressources.

« Mettre la bonne personne à la bonne place, c’est aussi important pour l’infirmière ou l’infirmier que pour les unités de soins et la clientèle », conclut Julie St-Onge.

Apprenez-en plus au Congrès de l’OIIQ

Julie St-Onge et Marie-Pier Mailhot seront au Congrès de l’OIIQ le lundi 25 novembre pour présenter l’atelier A4 : « L'expertise infirmière, un incontournable à une saine gestion renouvelée des ressources humaines en contexte de rareté de main-d'œuvre ».