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La démarche de l’OIIQ pour le rehaussement de la formation infirmière

Le gouvernement du Québec devant un choix décisif pour la qualité des soins et la performance du système de santé

Montréal, le 10 juin 2013 – 

La demande de changement réglementaire pour le rehaussement de la formation de la relève infirmière déposée au gouvernement du Québec, il y a un an, par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) trouve son fondement dans la mission de protection du public de l’organisme. La présidente-directrice générale de l’OIIQ, Lucie Tremblay, déclare : « cette demande de changement au règlement sur les diplômes qui donnent droit au permis, rappelle au gouvernement qu’il doit exister un arrimage étroit entre la formation que le diplôme sanctionne et l’exercice d’une profession. Il s’agit d’une condition essentielle pour que l’OIIQ exerce son mandat et, en ce sens, notre démarche est fondamentale pour la protection du public ».

Depuis 2004, l’enseignement des soins critiques, de la santé communautaire et l’approfondissement de la santé mentale est réservé aux établissements universitaires. « Ce sont justement les soins prodigués dans la communauté, la santé mentale et les soins critiques qui sont appelés à occuper la plus large part de l’effectif infirmier au cours des prochaines années », ajoute Lucie Tremblay. Il faut savoir aussi, qu’avec l’adoption du baccalauréat comme diplôme donnant accès à la profession infirmière par toutes les autres provinces, le Québec se retrouve avec un déficit de formation de 2 500 heures.

« Alors que le gouvernement mise sur une première ligne forte ainsi que sur les soins dans la communauté et à domicile pour améliorer l’accès aux soins de santé pour les malades chroniques et pour la population vieillissante, le manque de formation auquel risque d’être confronté plus de 50 % de la relève infirmière qui ne poursuit pas les études au baccalauréat se fera cruellement sentir. Ce grand virage, cette transformation que souhaite le Ministère de la Santé et des Services Sociaux pour l’accès aux soins, ne pourra avoir lieu sans une relève infirmière formée au baccalauréat », prévient Lucie Tremblay.

Un examen à portée restreinte

Pour contrôler l’exercice de la profession infirmière, l’OIIQ doit vérifier les compétences aux fins de la délivrance du permis. Or, la portée de l’examen d’entrée dans la profession est restreinte, car le diplôme d’études collégiales qui donne ouverture au permis ne couvre pas l’ensemble du champ d’exercice.

« Si le gouvernement du Québec − en dépit du mémoire déposé à l’Office des profession du Québec, de l’appui de plus de 100 employeurs et du consensus qui s’est dégagé au sein du Comité interministériel-partenaires sur la nécessité de rehausser la formation de la relève infirmière − ne donnait pas écho à l’adoption d’une norme de formation infirmière rehaussée, l’OIIQ devra implanter d’autres mesures pour s’acquitter de sa mission de protection du public et parvenir au résultat attendu pour répondre aux besoins de la population », a déclaré la présidente-directrice générale de l’OIIQ.

L’OIIQ a levé le drapeau rouge à plusieurs reprises auprès des autorités gouvernementales. « En plus de nombreuses rencontres et du dépôt de notre mémoire en juin 2012, nous avons transmis une lettre on ne peut plus explicite sur la problématique de protection du public au ministre de la Santé et des services sociaux, le 22 novembre 2012. Nous le savons sensible aux enjeux de santé découlant de la situation du déficit de formation de la relève infirmière et nous espérons que le gouvernement fera ce qu’il doit pour la qualité des soins aux patients et l’implantation de nouveaux rôles infirmiers ».

À propos de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

L'OIIQ est un ordre professionnel régi par la Loi sur les infirmières et les infirmiers et par le Code des professions. Au 31 mars 2013, il comptait 72 365 membres et quelque 15 000 étudiants immatriculés. Sa principale mission est d'assurer la protection du public par la surveillance de l'exercice de la profession infirmière. L'OIIQ a également pour mandats de promouvoir une pratique infirmière de qualité et de contribuer au maintien des compétences des infirmières.

 

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» Document synthèse - Formation de la relève infirmière

» Mythes et faits concernant la formation de la relève

» Formation des infirmières : le temps d'avancer | Brigitte Breton (Le Soleil)

 

Source :

Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

Renseignements et entrevues :

Lise Provost, M. Sc., M. Éd.
Attachée de presse
Ordre des infirmières et infirmiers du Québec
lise.provost@oiiq.org
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Cellulaire : 514 895-1987