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TAP : travaux complétés

05 déc. 2019
TAP : travaux complétés

Le Collège des médecins du Québec (CMQ) et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) ont diffusé, en juin dernier, une position commune intérimaire concernant le traitement accéléré des partenaires (TAP).

À ce moment, il était recommandé d’attendre la fin des travaux en cours avant d’intégrer le TAP dans votre pratique. 

Les travaux ayant été réalisés et complétés depuis ce temps, des balises et des orientations sur le TAP dans votre pratique vous sont présentés. 

 

Rappel sur le TAP

Le TAP est une intervention complémentaire à l’intervention préventive auprès des personnes vivant avec une infection transmissible sexuellement (ITS) et auprès de leurs partenaires.

Il s’agit d’une prescription de traitement épidémiologique accompagnée de documentation écrite, remise à une personne atteinte, afin de les transmettre à son ou ses partenaires. Ceux-ci pourront alors être traités sans être évalués par un médecin ou une infirmière.

L’approche préconisée au Québec consiste à offrir à la personne atteinte un soutien pour qu’elle avise ses partenaires et les incite à consulter pour une évaluation clinique incluant dépistage et traitement épidémiologique. Le soutien d’un professionnel de santé publique est offert pour les partenaires que la personne atteinte ne se sent pas en mesure d’aviser.

Le TAP sera envisagé seulement lorsqu’il est peu probable que le partenaire consulte une infirmière ou un médecin.

 

Mesure d’exception

Comme le TAP ne permet pas au partenaire de recevoir les meilleurs soins préventifs, cette option requiert une analyse judicieuse des avantages et inconvénients selon le type d’infection en cause, la nature du traitement recommandé et les caractéristiques connues du partenaire (ex. : femme enceinte).

Elle doit donc demeurer une mesure d’exception.

 

Rédaction de l’ordonnance

Si le nom du partenaire est connu, l’ordonnance doit être rédigée selon le règlement sur les normes relatives aux ordonnances faites par un médecin.

Actuellement, le TAP ne peut pas être appliqué quand le nom du partenaire est inconnu. Des démarches sont en cours pour trouver une solution à cette situation particulière.
 

À retenir

  • Lorsque la personne atteinte de Ct ou Ng estime que son ou sa partenaire n'ira vraisemblablement pas consulter, le TAP peut être offert pour permettre que le partenaire puisse être traité sans avoir vu de médecin ou d’infirmière.
  • Lorsqu'elles détectent une Ct ou une Ng, les infirmières doivent soutenir la personne atteinte pour qu'elle avise ses partenaires afin qu'ils consultent pour dépistage et traitement épidémiologique.
  • La meilleure option est que ces partenaires consultent un médecin ou une infirmière pour recevoir l'ensemble des interventions préventives (évaluation clinique, dépistage des ITSS, traitement épidémiologique, vaccination au besoin, counseling préventif, etc.) recommandées dans leur situation.


Documentation

Outils pour les professionnels

Code RAMQ (programme de gratuité pour le traitement des ITS)

Code TAP (traitement d’un partenaire non évalué par le prescripteur) : Code M

Se différencie du code L : traitement d’un partenaire évalué par le prescripteur

Permet au pharmacien d’offrir une intervention adaptée à la situation

Aide-mémoire pour les cliniciens (médecins et infirmières)

Rappelle les conditions requises, les exclusions, les avantages et les inconvénients de cette approche

Apporte certaines précisions sur la rédaction de l’ordonnance et la note à verser au dossier

Documentation à remettre dans le cadre du soutien à la notification des partenaires

Entre caresses et baisers, une ITSS s’est faufilée… Il faut en parler

À remettre à la personne atteinte

Carte de notification (chlamydia/ gonorrhée)

À remettre à la personne atteinte pour son partenaire


À venir

L’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) offrira deux webinaires dès février pour soutenir la mise en œuvre du TAP : l’un pour les cliniciens (médecins et infirmières) et l’autre pour les pharmaciens.

De plus, le protocole national pour le traitement d’une infection à Chlamydia trachomatis ou à Neisseria gonorrhoeae chez une personne asymptomatique a été révisé et intègre le contenu concernant le TAP.

 

Pour en savoir plus

 

Vous avez des questions ?

Consultez la Chronique déontologique droit de prescrire et la FAQ de l’Espace ITSS de l’INSPQ
 

  • Vous pouvez contacter votre ordre professionnel, notamment pour des questions quant aux rôles des différents acteurs, à la rédaction de l’ordonnance, à la tenue de dossier ou à toute question de nature légale ou déontologique;
  • Vous pouvez contacter votre direction de santé publique, notamment pour les questions portant sur les interventions préventives auprès des personnes atteintes et auprès de leurs partenaires;
  • Vous pouvez contacter l’INSPQ pour des questions relatives à l’avis scientifique sur le TAP.