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Temps supplémentaire obligatoire : prudence et réflexion s’imposent

08 avr. 2019
Temps supplémentaire obligatoire : prudence et réflexion s’imposent

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec invite ses membres et les établissements de santé à la réflexion et à faire preuve prudence quant au refus des infirmières et infirmiers de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) de faire du temps supplémentaire obligatoire (TSO) aujourd’hui pour dénoncer cette mesure, devenue la norme dans le réseau de la santé.

 

Une mesure d’exception

Pour l’OIIQ, le TSO demeure une situation préoccupante, car il peut avoir un effet sur les conditions d’exercice des infirmières et infirmiers, et conséquemment sur la qualité des soins offerts aux patients. L’OIIQ réitère sa position sur le recours au TSO : il devrait constituer une mesure occasionnelle et être envisagé en dernier lieu. Il devrait s’agir d’une mesure d’exception, voire d’urgence. Cette mesure n’est pas un mode de gestion qui peut être planifié en vue de pallier un manque de personnel.

 

Utilisation du code de déontologie

Toutefois, rappelons qu’en tout temps seuls les infirmières et les infirmiers sont à même d’évaluer leur capacité à exercer. En tant que professionnels, ils doivent toujours se référer à leur code de déontologie indépendamment du milieu de soins dans lequel ils exercent. Avant de quitter leur quart de travail, ils doivent s’assurer de prendre les moyens raisonnables pour assurer la continuité des soins et traitements en avisant leur gestionnaire de leur incapacité à poursuivre leur travail, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils assurent leur propre relève. Ce sont les gestionnaires qui ont la responsabilité de trouver un remplaçant.

 

Rappelons que le Code de déontologie des infirmières et infirmiers ne doit pas être utilisé par l’employeur pour gérer une situation prévisible de manque de ressources ni pour exercer de la pression auprès de ses employés, et inversement, par les infirmières et infirmiers pour signifier leur refus de principe du TSO ou pour cautionner un geste collectif.

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