Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

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Table des matières
Liste des tableaux
Liste des graphiques
Faits saillants de l’année 2005-2006

Évolution de l'effectif de la profession infirmière au Québec

Données au 31 mars 2006

Bref extrait du document original

octobre 2006

Réalisation :

Service des statistiques sur l’effectif
Direction des affaires externes et des statistiques sur l’effectif, OIIQ


Table des matières

Particularités des données

Faits saillants de l'année 2005-2006

Les infirmières inscrites au Tableau des membres

  • Portrait des membres au 31 mars 2006
  • L’évolution de l’inscription au Tableau des membres
  • La situation par rapport à l’emploi
    • L’ensemble des infirmières inscrites
    • Selon la région de résidence          
    • Les infirmières ayant obtenu leur permis entre 2000 et 2005
  • La formation des infirmières
    • L’évolution de la formation complétée
    • L’évolution de la formation en cours
    • La formation continue en sciences infirmières
  • Les classes d’âge
  • La répartition selon le sexe

Les infirmières exerçant la profession

  • Les classes d’âge
  • La situation d’emploi
    • L’ensemble des infirmières exerçant la profession
    • Les infirmières ayant obtenu leur permis entre 2000 et 2005 et exerçant la profession
  • Le secteur et la catégorie de l’emploi principal
  • Le domaine d’activité et la principale fonction           
  • Le principal champ clinique
Annexe 1 - Classe d’âge des infirmières effectuant une sortie ou une entrée au Tableau des membres de l’OIIQ 2005-2006
Annexe 2 - Évolution de l’âge moyen des infirmières exerçant la profession au 31 mars, 1992 à 2006

Références

Liste des tableaux

Tableau 1 :

Portrait sommaire des membres au 31 mars 2006

Tableau 2 :

Portrait des membres au 31 mars 2006 selon la situation par rapport à l’emploi, le lieu d’emploi et le lieu de résidence (Québec ou hors Québec)

Tableau 3 :

Variation annuelle du nombre d’infirmières inscrites à partir de 1999-2000

Tableau 4 :

Analyse de la variation du nombre d’infirmières inscrites au Tableau entre le 31 mars 2005 et le 31 mars 2006

Tableau 5 :

Variation annuelle du nombre d’infirmières exerçant la profession à partir de 1999-2000

Tableau 6 :

Variation annuelle du nombre d’infirmières inscrites ayant une formation universitaire, depuis 1999-2000

Tableau 7 :

Nombre et pourcentage d’infirmières inscrites au 31 mars 2006, selon la formation initiale et la formation continue en sciences infirmières

Tableau 8 :

Évolution de la répartition par classe d’âge, en pourcentage, des infirmières exerçant la profession au 31 mars, de 2003-2004 à 2005-2006

Tableau 9 :

Évolution de l’âge moyen des infirmières exerçant la profession selon le secteur d’emploi, au 31 mars, de 2003-2004 à 2005-2006

Tableau 10 :

Nombre et pourcentage d’infirmières exerçant la profession selon le secteur et la catégorie de l’emploi principal déclaré, au 31 mars 2005 et 2006

Tableau 11 :

Nombre et pourcentage d’infirmières exerçant la profession selon la principale fonction, au 31 mars 2005 et 2006

Tableau 12 : Nombre et pourcentage d’infirmières exerçant la profession selon le principal champ clinique, au 31 mars 2005 et 2006

Liste des graphiques

Graphique 1 :

Nombre d’infirmières inscrites et nombre d’infirmières exerçant la profession au 31 mars, selon l’année d’inscription, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 2 :

Nombre total d’infirmières selon l’année d’inscription et répartition en pourcentage selon la situation par rapport à l’emploi au 31 mars, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 3 :

Nombre d’infirmières inscrites selon la région administrative de résidence et répartition en pourcentage selon la situation par rapport à l’emploi, au 31 mars 2006

Graphique 4 :

Nombre d’infirmières ayant obtenu un permis entre 2000 et 2005 selon l’année d’obtention du permis et répartition en pourcentage selon la situation par rapport à l’emploi au 31 mars 2006

Graphique 5 :

Nombre total d’infirmières selon l’année d’inscription et répartition en pourcentage selon le niveau de formation complétée, au 31 mars, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 6 :

Nombre et pourcentage d’infirmières inscrites déclarant poursuivre des études selon l’année d’inscription et répartition en pourcentage selon le niveau des études en cours, au 31 mars, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 7 :

Nombre et pourcentage d’infirmières inscrites selon la classe d’âge et pourcentage selon la situation par rapport à l’emploi pour chaque classe, au 31 mars 2006

Graphique 8 :

Nombre total d’infirmières selon l’année d’inscription et répartition en pourcentage selon le sexe, au 31 mars, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 9 :

Nombre d’infirmières exerçant la profession selon classe d’âge et selon l’année d’inscription, au 31 mars, de 2003-2004 à 2005-2006

Graphique 10 :

Nombre d’infirmières exerçant la profession selon l’année d’inscription et répartition en pourcentage selon la situation d’emploi déclarée, au 31 mars, de 1999-2000 à 2005-2006

Graphique 11 :

Nombre d’infirmières exerçant la profession selon l’année de délivrance du permis (2000 à 2005) et répartition en pourcentage selon la situation d’emploi déclarée au 31 mars 2006

Faits saillants de l’année 2005-2006

L’analyse des statistiques sur les membres de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) en 2005-2006 révèle les faits suivants concernant la situation de l’effectif infirmier québécois et son évolution récente.

Croissance du nombre de membres pour une quatrième année consécutive

En 2005-2006, 962 infirmières de plus que l’année précédente se sont inscrites au Tableau de l’OIIQ, soit une hausse de 1,4 %, ce qui porte le nombre total de l’effectif infirmier à 68 754 membres. Cette croissance résulte du fait que le départ de 2 559 infirmières inscrites au Tableau en 2004-2005 a été compensé par l’arrivée de 3 521 infirmières qui ont joint les rangs de la profession en 2005-2006 ; parmi ces dernières, on retrouve 2 827 nouvelles titulaires de permis et 694 infirmières qui effectuent un retour au Tableau. En 2004-2005, la hausse globale de l’effectif infirmier s’était chiffrée à 837 infirmières (1,3 %) alors qu’elle était de 1 145 infirmières (1,7 %) en 2003-2004 et de 900 infirmières (1,4 %) en 2002-2003.

Ralentissement de la croissance du marché de l’emploi

Parmi les 68 754 infirmières inscrites au Tableau, 65 060 déclarent occuper un emploi en soins infirmiers au 31 mars 2006 ; le taux d’emploi se chiffre donc à 94,6 % alors qu’il était de 95,8 % l’année précédente. On note que le nombre d’infirmières déclarant exercer la profession a augmenté de 134, ce qui correspond à un accroissement de 0,2 %. Le nombre d’infirmières qui occupent un emploi est en hausse depuis 2001-2002 et c’est en 2003-2004 que le taux de croissance annuelle atteignait un sommet avec une augmentation de 1,8 % ; l’année suivante, l’augmentation était de 0,7 %.

Bien que le nombre d’infirmières inscrites et le nombre d’infirmières exerçant la profession aient augmenté au cours des dernières années, on observe une hausse du nombre d’infirmières inscrites sans emploi. En 2001-2002, ce nombre était de 2 212 infirmières (3,4 % des membres) alors qu’il atteint 3 694 infirmières (5,4 % des membres) en 2005-2006. Soulignons que le nombre grandissant d’infirmières inscrites qui déclarent être à la retraite contribue à cette situation ; en effet, 1 702 infirmières ont informé l’OIIQ qu’elles étaient à la retraite en 2005-2006 comparativement à 422 en 2001-2002. Ainsi, le taux d’emploi recalculé en excluant les retraitées inscrites et les membres décédés en cours d’année atteint 97,1 % au 31 mars 2006, alors qu’il s’élevait à 97,6 % au 31 mars 2005 ; ce taux s’est d’ailleurs maintenu entre ces deux valeurs depuis 2001-2002.

Quant au taux d’emploi des infirmières de la relève, c’est-à-dire celles qui ont obtenu un permis d’exercice au cours des six dernières années, il se situe à 95,2 % comparativement à 96,4 % en 2004-2005 et 97,5 % en 2003-2004. Mentionnons que 8,2 % des titulaires de permis de 2005 n’ont pas déclaré d’emploi en soins infirmiers au 31 mars 2006.

Stabilité de la situation d’emploi

Parmi les 65 060 infirmières qui exercent la profession, 88,4 % déclarent avoir un emploi permanent dont 55,8 % à temps plein et 32,6 % à temps partiel. La proportion d’infirmières occupant un emploi permanent est demeurée presque inchangée depuis 2004-2005 alors qu’elle était de 88,6 %. Le pourcentage d’infirmières déclarant avoir un emploi occasionnel est également demeuré stable, passant de 11,4 % à 11,6 % au cours de la même période. Les données les plus récentes à l’échelle canadienne sont semblables : elles indiquent que 89,2 % des infirmières exercent un emploi permanent et 10,8 %, un emploi occasionnel.

La situation d’emploi est demeurée stable également pour la relève infirmière : 38,3 % occupent un emploi permanent à temps complet, 35,4 %, un emploi permanent à temps partiel et 26,3 %, un emploi occasionnel à temps partiel alors que les données comparables au 31 mars 2005 indiquaient 38,7 %, 35,5 % et 25,8 %, respectivement. Bien que la situation d’emploi des infirmières de la relève demeure moins enviable que celle de l’ensemble des infirmières, elle semble s’améliorer au fur et à mesure que ces nouvelles infirmières acquièrent de l’ancienneté sur le marché du travail.

Concentration des infirmières dans le secteur public

Les données sur les employeurs déclarés par les infirmières en 2005-2006 révèlent peu de variation par rapport aux données de l’année précédente. Ainsi, le secteur public de la santé et des services sociaux demeure le plus important employeur ; en effet, 55 383 infirmières, soit 85,1 % de celles qui exercent la profession, ont leur emploi principal dans ce secteur. Ces infirmières exercent principalement dans les différents établissements du réseau de la santé et des services sociaux (RSSS), notamment en centre de santé et de services sociaux (CSSS) où l’on en retrouve 29 955, et en centre universitaire où l’on en retrouve 17 097. Au total, 54 523 infirmières ont leur emploi principal dans le réseau. Bien que l’effectif du RSSS a augmenté de 67 infirmières au cours de la dernière année, la proportion que celui-ci représente sur l’ensemble de l’effectif infirmier de la province a diminué de 0,1 %.

Le secteur privé est le deuxième en importance ; il embauche 5 312 infirmières, soit 8,2 % de l’effectif. De ce groupe, 1 326 travaillent pour des agences de placement de personnel infirmier et sont affectées principalement à des établissements du RSSS, 886 exercent dans des cliniques médicales et 797, dans des entreprises privées dont la mission principale est d’offrir des soins infirmiers. Pour sa part, le secteur de l’éducation procure de l’emploi à 2 263 infirmières, ce qui représente 3,5 % de l’effectif. Environ deux tiers des infirmières de ce secteur, soit 1 445 infirmières, enseignent dans des programmes de formation infirmière au niveau collégial et universitaire. L’effectif global de ces collèges et universités est demeuré stable au cours de la dernière année alors que des augmentations avaient été enregistrées au cours des cinq années précédentes. Enfin, 2 102 infirmières déclarent un emploi dans les autres secteurs, ce qui représente 3,2 % de l’effectif infirmier du Québec. Ces infirmières se retrouvent principalement dans les communautés et organismes religieux (1,2 %) ou exercent la profession à l’extérieur du Québec (0,8 %).

Prépondérance du domaine d’activité clinique

Le domaine d’activité clinique est celui qui occupe la très grande majorité des infirmières en exercice ; en effet, 54 882 infirmières (86,8 %) déclarent travailler dans ce domaine, dont plus des trois quarts exercent la fonction d’infirmière soignante. En outre, 5 122 infirmières (8,1 %) occupent des fonctions de gestion, 2 272 (3,6 %), d’enseignement et 962 (1,5 %), de recherche.

Principaux champs cliniques des infirmières

Les deux champs cliniques où l’on retrouve le plus grand nombre d’infirmières demeurent la géronto/gériatrie et les soins médicaux ou chirurgicaux qui comptent respectivement 8 602 infirmières (13,6 %) et 7 828 infirmières (12,4 %). En outre, un nombre important d’infirmières travaillent dans les champs cliniques suivants : soins à l’urgence (4 761 infirmières ou 7,5 %), soins en santé mentale/psychiatrie (4 022 infirmières ou 6,4 %), soins intensifs (3 618 infirmières ou 5,7 %), soins en périnatalité (3 181 infirmières ou 5,0 %), maintien et soins à domicile (3 020 infirmières ou 4,8 %), soins périopératoires (2 591 infirmières ou 4,1 %), soins ambulatoires (2 549 infirmières ou 4,0 %) et soins en cardiologie (1 761 infirmières ou 2,8 %). Tous les autres champs cliniques comptent chacun moins de 2,0 % des infirmières.

Progression constante de la formation des infirmières

Le pourcentage d’infirmières qui ont terminé un programme de formation universitaire continue sa progression. Au 31 mars 2006, 13,0 % des infirmières déclarent avoir réussi un ou plusieurs certificats de 1er cycle, 25,8 %, un baccalauréat et 5,9 %, un diplôme de cycle supérieur comme plus haut niveau de formation ; au total, 44,7 % des infirmières inscrites en 2005-2006 ont une formation universitaire comparativement à 43,1 % de celles inscrites en 1999-2000. Toutefois, lorsqu’on tient compte seulement de la formation universitaire acquise dans le domaine des sciences infirmières, on observe que 40,6 % des infirmières inscrites en 2005-2006 ont une telle formation. Notons que parmi les infirmières inscrites en 2005-2006, seulement 7,6 % avaient une formation universitaire en sciences infirmières lorsqu’elles ont obtenu leur permis d’exercice de la profession. Ces données font ressortir l’intérêt marqué des infirmières pour leur perfectionnement professionnel, particulièrement dans le domaine des sciences infirmières, bien que certaines étudient également dans d’autres domaines de la santé ou en gestion, entre autres.

Quant aux études en cours, 12 234 infirmières (17,8 %) déclarent poursuivre des études universitaires au 31 mars 2006. Parmi celles qui font des études de baccalauréat, 54 % sont des infirmières de la relève.

Démographie de la population infirmière

L’âge moyen des infirmières exerçant la profession au 31 mars 2006 est de 43,2 ans, en baisse de 0,1 an depuis la dernière année. Il s’agit de la première fois depuis 1998-1999 qu’une diminution de l’âge moyen des infirmières exerçant la profession est enregistrée. Les infirmières du secteur public, qui ont en moyenne 42,5 ans, sont plus jeunes que celles des autres secteurs d’emploi. En effet, l’âge moyen dans le secteur privé est 47,4 ans, dans celui de l’éducation, 45,2 ans et dans les autres secteurs, 48,5 ans. À titre comparatif, en 2004, l’âge moyen des infirmières canadiennes qui exerçaient la profession était de 44,6 ans tandis que celui des infirmières de l’Ontario atteignait 45,1 ans. L’effectif infirmier est donc plus jeune au Québec.

Entre 2003-2004 et 2005-2006, le nombre d’infirmières a augmenté dans les trois classes d’âge les plus jeunes (24 ans ou moins, 25 à 29 ans et 30 à 34 ans) ainsi que dans les trois classes les plus âgées (55 à 59 ans, 60 à 64 ans et 65 ans ou plus). À l’encontre, on retrouve moins d’infirmières dans les quatre classes situées au milieu de la pyramide (35 à 39 ans, 40 à 44 ans, 45 à 49 ans et 50 à 54 ans). La pyramide des âges de l’effectif infirmier du Québec semble donc commencer à s’aplanir. D’un côté, l’entrée substantielle de jeunes infirmières observée au cours des dernières années devrait se maintenir en 2006 et continuer d’alimenter les classes d’âge les plus jeunes ; de l’autre côté, le vieillissement des 11 085 infirmières dans la classe des 50 – 54 ans (17,0 % de l’effectif) contribuera à la croissance du nombre d’infirmières potentiellement admissibles à la retraite. Il est toutefois difficile de prévoir à quel rythme ces infirmières quitteront mais le nombre de sorties du Tableau devrait vraisemblablement s’accentuer au cours des prochaines années.

Bien que le rajeunissement probable de l’effectif infirmier soit une bonne nouvelle, il soulève toutefois la problématique de l’intégration et de la rétention de ces nouvelles professionnelles dont le nombre est grandissant, problème exacerbé par la hausse du nombre de départs des infirmières d’expérience. Cette problématique sera donc, au cours des prochaines années, un enjeu majeur au même titre que celle de l’attraction des jeunes à la profession.